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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 13:34

                                                                                        Le Pla des Gourgs

16 juillet 2008

Résumé

Randonnée facile, dans le secteur peu fréquenté du Coume de Ponteils, qui traverse l'alpage du Pla des Gourgs, offre un beau panorama (lacs, sommets environnants, Méditerranée) depuis le Roc des Gourgs (alt. 2.352 m) et permet un accès aisé au Roc Négre (alt. 2.459 m) et au Madres (alt. 2.469 m)

Départ

Village de Réal sur la D 32 à proximité du Lac de Puyvalador.
Prendre la route forestière qui mène au Col de Sansa, 700 m à gauche après la sortie du village en direction de Vilanova (D4g). Se garer au Col.

Itinéraire

Au Col de Sansa (alt. 1.770 m), suivre O la piste forestière qu'emprunte le tracé du GR de Pays - Tour du Capcir - (marques jaune et rouge)

A proximité du Refuge des Estagnols (alt. 1.800 m) le sentier oblique NO et suit le tracé du Coume de Ponteils et le petit torrent qui descend du Madres et du Roc Nègre, dans un environnement verdoyant et bucolique (troupeaux, flore abondante)

Vers 2.050 m, le sentier sort de la forêt et traverse un paysage plus minéral à l'aplomb du cirque rocheux formé par le Madres et le Roc Nègre puis aborde SO le plateau (Pla) des Gourgs. On laisse à gauche le chemin qui mène vers les sommets ci-dessus et après un passage à la Fontaine de la Perdrix  on parvient au Refuge de Nohèdes (alt. 2.312 m), petit abri du CAF, qui offre une vue saisissante O sur les lacs de Nohèdes et d'Evol et sur la Méditerranée.

On longe S la falaise pour arriver au Roc des Gourgs (alt. 2.352 m) et après une traversée plein S du Pla des Gourgs parmi les troupeaux à l'alpage (ne pas manquer de remarquer que le Pic de la Pelade, tout proche - alt. 2.370 m - porte bien son nom), le sentier rejoint la forêt vers la côte 2.300 m, descend dans le vallon (sente peu marquée, pente soutenue à éviter par temps humide) et rejoint le chemin de montée à proximité du Refuge des Estagnols.

Dénivelée : 550 m

Temps de marche : 3 h 30 (dont 2 h de montée)


                                                                                            Le Lac d'Evol
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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 07:53

                                                                               Le Cambre d'Aze (2.711 m)

18 juillet 2008

Résumé

Le Cambre d'Aze (dos d'âne) - alt. 2.711 m - dévoile sa face NO et son cirque rocheux de Font-Romeu et offre l'occasion d'une randonnée tentante et aisée. De son sommet la vue porte sur les étangs du littoral et sur la Méditerranée.

Départ

Après Mont-Louis, prendre la direction de la Cabanasse puis du village de Saint-Pierre-dels-Forcats.
A la sortie du village prendre la direction "Station de ski" puis la route forestière à droite. Suivre celle-ci jusqu'au relais hertzien (alt.1.835 m)
Pour les moins courageux (et dotés d'un véhicule adapté) possibilité de poursuivre sur la route forestière jusqu'au Pla del Cambre d'Ase (alt. 1.935 m)

Itinéraire

Carte IGN 1/25000°  2250 ET

A partir du relais, suivre la route forestière jusqu'au Pla. Laisser les remontées mécaniques sur la droite et continuer tout droit  (150 m) sur le sentier qui traverse un petit bois puis débouche sur l'aire d'arrivée d'une piste de ski.
Le sentier du Cambre d'Aze (marques rouges) part à gauche de cette piste (panneau bois Cambre d'Aze), traverse une forêt de conifères (Roca Roja) et des massifs de rhododendrons puis atteint les alpages du lieudit  L'Home Mort.

Au fur et à mesure de la montée, le paysage devient plus minéral et le sentier peu marqué (se repérer aux cairns qui jalonnent le parcours)
Un court détour vers l'O (brêche près de gros blocs) permet d'admirer le cirque rocheux du Cambre d'Aze et les impressionnantes falaises qui le bordent. Pour éviter la coulée pierreuse, assez ardue, qui mène à la crête retraverser le bas de celle-ci vers l'E pour reprendre le sentier initial qui rejoint S la côte 2.708 m (cairn imposant)

Un court cheminement sur la crête (10 mn) et quelques pas d'escalade facile dans les derniers métres conduisent au point culminant (alt. 2.750 m - croix)
De ce promontoire, vue magnifique sur les étangs du littoral, la côte Méditerranéenne, le Pic d'Eyne, la Coume Magade et les sommets côté Espagne.

La descente peut s'effectuer par le même chemin ou emprunter l'éperon O pour passer au sommet du Cambre d'Aze (alt. 2.711 m) par un passage aérien et rejoindre la coulée de Fontfrède par El Cim del Ras (option non retenue dans le cadre de la présente randonnée)

Dénivelée : 915 m

Temps de marche
:  5 h (dont 3 h de montée)




                                                                          L'arête du Cambre d'Aze
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 15:43



                                                                         Le Pic Carlit - au fond - (alt. 2.921 m)


14 juillet 2008

Résumé

L'ascension du Pic Carlit (2.921 m), point culminant des Pyrénées Orientales par sa face S, en traversant une succession de plateaux où se nichent une multitude de lacs (appelés Estany, étang en catalan) est une randonnée d'une beauté exceptionnelle.

Départ

Lac des Bouillouses (Chalet refuge) alt. 2.017 m
En juillet et août, la circulation est réglementée (de 07 h à 19 h). Il faut donc se garer au Pla de Barres (prendre direction Mont-Louis puis suivre Lac des Bouillouses) puis prendre la navette qui conduit au Lac (10 km)
De Font-Romeu, il est également possible d'emprunter la télécabine des Airelles puis le télésiège et d'accéder au Refuge après 30 mn de marche.

Itinéraire

Carte IGN 1/25000 : 2249 ET
Traverser le barrage du Lac des Bouillouses puis prendre la direction du Refuge de Bones Hores à gauche du barrage.
Laisser le GR 10 à droite et prendre le sentier de gauche (panneau) qui s'élève rapidement dans la forêt et conduit en 30 mn au premier plateau.

L'étang Noir de découvre sur la gauche, puis l'étang du Vive.  Laisser à droite (alt. 2.143 m) le sentier qui longe cet étang (que nous emprunterons au retour) et prendre celui de gauche qui permet d'admirer l'Etang Sec puis celui de la Coumasse

Le sentier se poursuit vers le N en direction d'une moraine latérale qui marque le début du second plateau (alt. 2.200 m)  surplombant les étangs Llat et Long dans un paysage de pelouses et de rhododendrons.

Après la traversée de l'éxutoire du Bailleul, le sentier oblique plein O et mène au troisième et dernier plateau (alt. 2.350 m environ) dominant les étangs de Trebens et Soubirans. Le décor devient minéral (moraines) et la pente devient plus prononcée dans les pierriers de la face N du Touzal Colomer (alt. sommet 2.673 m)
Un passage dans les rochers et une dernière longueur soutenue permettent d'accéder à une petite "gouille" d'eau turquoise en partie gelée (alt. 2.598 m) dans laquelle viennent fondre les derniers névés descendus du Carlit de Baix.

Au Col Carlit (alt. 2.770 m), le sommet du Carlit se découvre mais il reste encore 150 m de dénivelée et d'escalade facile pour l'atteindre en suivant l'arête N/NO. Bien que relativement aisé (rocher sain, bonnes prises) ce cheminement pourra rebuter les personnes sujettes au vertige.

Du sommet (alt. 2.921 m) et de son jumeau tout proche la vue est exceptionnelle, de la chaîne des Pyrénées à la Méditerranée et on aperçoit l'ensemble des étangs et leur réseau complexe d'alimentation et d'écoulement.

Pour le retour, après la descente de la partie escarpée et de nouveau sur le plateau, un sentier part sur la gauche à la hauteur de l'étang de Soubirans et permet de se rapprocher des derniers étangs, invisibles à la montée.  Près de l'étang de Trebens, le sentier se divise, la bretelle gauche longeant les étangs de Trebens, de Combeau et de Castella, la droite remontant en diagonale vers le sommet du plateau. Les deux sentiers se rejoignent à l'étang de Dougne mais l'option "à droite" permet de jouir d'une vue surplombante sur les étangs cités.

La descente se poursuit agréablement dans la forêt et les pelouses, passe à proximité de l'étang du Vive  où l'on retrouve le sentier de montée puis la partie la plus "ingrate" du parcours (forêts, rochers), après la beauté des paysages traversés, qui conduit au point de départ.

Conclusion

Flore magnifique, paysages et panoramas exceptionnels.

Dénivelée : 900 m

Temps de marche : 6 h (dont 3 h 30 de montée)


  Etang de la Coumasse


                                                                
             

  Vue générale des étangs depuis le Col Carlit


                                                             

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 14:05

                                                                             Le Mont Granier (alt.1.933 m)

24 juillet 2008

Résumé


Le Mont Granier qui borde au N le Massif de Chartreuse offre un panorama exceptionnel sur la Plaine du Grésivaudan, la Combe de Savoie, le Massif de Belledonne et l'agglomération Chambérienne jusqu'au Lac du Bourget.

Cette randonnée, effectuée en circuit (montée par le Pas des Barres et descente par la Balme à Colon), est également remarquable par la diversité du paysage, de la verdoyance des alpages, pelouses et  forêts à la minéralité des lapiaz.

Départ

Hameau des Plagnes, au N d'Epernay (Commune d'Entremont-le-Vieux), vallée des Entremonts (alt.1.120 m)
Parking à droite à l'entrée du village.
Autre possibilité : prendre la route forestière à droite dans l'épingle (100 m plus loin) et se garer près de la carrière (700 m - alt. 1.150 m), les deux sentiers se rejoignent au-dessus du hameau (alt. 1.220 m - panneau)

Itinéraire

Carte IGN 1/25000° 3333 OT (Chartreuse Nord)

Au bas du hameau on trouve la marque rouge et blanche du GR 9 et le panneau "Col de l'Alpette".
Compter 1 h pour atteindre le Col par un sentier raide qui serpente à travers la forêt et qui a été récemment élargi pour permettre le passage des troupeaux vers l'Alpette.
Au Col (panneau) prendre à gauche le sentier N qui longe l'alpage de l'Alpette puis s'élève à gauche en diagonale pour arriver au bas du Pas des Barres (panneau).
Après quelques lacets, le sentier s'engage dans une faille de la falaise, équipée en câbles, échelles et autres barres de fer ( d'où le nom du passage), qui  permet d'accéder au  vaste plateau du Granier.
Cette section, qui se caractérise par sa verticalité, est à déconseiller aux personnes sujettes au vertige et aux jeunes enfants (sauf moyens d'assurage appropriés)
Le sentier traverse O le plateau puis longe N la falaise coté Vallée des Entremonts en direction du Mont Granier que l'on découvre au loin. A mi-chemin, un panneau indique S le chemin du retour par la Balme à Colon.

Le cheminement sur le plateau est très agréable (sentier large et plat, flore abondante, pelouse). En vue du sommet, obliquer à gauche pour atteindre celui-ci en quelques minutes (alt. 1.933 m). Par une courte descente on rejoint ensuite la Croix (alt. 1.898 m) et l'extremité de la falaise qui surplombe de 700 m la vallée (vue superbe, avec le Mont-Blanc en prime!)

Pour le retour, rebrousser chemin jusqu'au panneau indiquant "Balme à Colon" (la descente par le Pas des Barres est déconseillée). Après une courte montée le sentier bascule versant O puis rejoint par une série de lacets raides la Balme à Colon, grotte impressionnante par sa taille, qui permet de ressortir de l'autre côté.
Cette première partie de la descente qui requiert la plus grande prudence (traversée de couloirs vertigineux, sentier "caillouteux" en forte pente, rochers rendus glissants par le passage des randonneurs) permet d'admirer les aiguilles de calcaire qui jalonnent le parcours et la verticalité des falaises.

Le sentier pénêtre ensuite dans la forêt, sa pente s'adoucit, et conduit agréablement aux granges de Priz avant de rejoindre le hameau de la Plagne.

Dénivelée : environ 950 m

Temps de marche : 5 h dont 3 h de montée



                                                                            Le sentier de la Balme à Colon



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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 19:27



                                                                                  Les Rochers de Bellefont


22 juillet 2008

Résumé

Les Rochers de Bellefont sont accessibles depuis le Hameau des Massards (Commune de St Hilaire du Touvet) par un itinéraire sauvage et aérien (Pas de Rocheplane) et offrent une vue sur l'ensemble du Massif de la Chartreuse, sur celui de Belledonne..et sur le Mont-Blanc.

Départ

Dans le Hameau des Massards sur le plateau des Petites Roches, prendre O une petite route sans issue (Chemin des Massards - proximité station-service Avia) qui conduit après 300 m au départ de cette randonnée. (alt. départ 980 m)

Itinéraire

Carte IGN 1/25000° 3334 OT (Chartreuse Sud)

Suivre le chemin forestier en forte montée (balisage rouge et jaune) qui prolonge la route (les amateurs de fossiles pourront trouver sur ce chemin caillouteux des micrasters - fossiles d'oursins - en forme de coeur et de taille d'une demi-noix)
Après 25 mn, à la cote 1.150 m, le chemin coupe une piste forestière plus importante. Prendre à droite le chemin qui monte en diagonale (flêche jaune sur poteau bois)
A la côte 1.190 m le chemin rejoint une piste large et récente. Prendre en face et atteindre après 20 mn (alt. 1.290 m) une plate-forme forestière de chargement. Suivre la piste à droite sur 100 m jusqu'à la fin de son tracé (aire de retournement) où un panneau indique la Source du Sanglier à proximité et la direction O du Pas de Rocheplane (itinéraire en pointillés sur la carte IGN)

Montée soutenue dans la forêt (chemin glissant par temps humide) puis le sentier s'engage dans les éboulis (bien repérer les marques jaunes sur les rochers), fait un large détour SO jusqu'au pied de la falaise avant de s'engager dans le Pas (points repères rouges) où les passages délicats sont équipés de câbles,  puis d'atteindre N la crête (alt. 1.860 m)

De ce point, possibilité de rejoindre le Dôme de Bellefont (alt.1.975 m - 1 h) par les crêtes, le Col de Bellefont qui conduit à la Lance Sud de Mallissard avant de redescendre soit par le chemin de montée, soit SO par la Cheminée du Paradis (sous le Rocher Pointu) soit encore NE par le pas de Montbrun (parcours moins aérien mais raide)

Dénivelée : 880 m (crête des Rochers de Bellefont), 995 m pour le Dôme de Bellefont

Temps de marche : 5 h A/R pour la crête par le Pas de Rocheplane. 1 h 1/2 A/R pour rejoindre le Dôme.

Conclusion

Magnifique randonnée avec une ambiance très minérale dans le Pas de Rocheplane mais dont l'itinéraire se caractérise par une montée soutenue, des passages aériens et un cheminement pouvant être dangereux par temps humide (sentier glissant). A déconseiller aux jeunes enfants et aux personnes sujettes au vertige.


                                                          Le Col de Bellefont et la Lance Sud de Malissard
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 19:05

                                                         Samedi matin - Départ pour le Glacier de la Girose


Nota : il ne s'agit pas d'une "randonnée glaciaire" au sens habituel mais d'impressions personnelles et d'un résumé du dernier rassemblement annuel organisé par la FFME (compte-rendu "officiel" à consulter sur le site de la FFME www.ffme.fr)

Pour la 5° année consécutive, le village de La Grave accueillait les 28 et 29 juin 2008 ces "rencontres de techniques d'alpinisme".

Après le traditionnel "briefing" du vendredi soir suivi d'un pot devant le Bureau des Guides, les 220 participants (et heureux "admis" car leur nombre est limité pour des raisons évidentes de sécurité) rejoignent le samedi matin  le Glacier de la Girose pour se retrouver pendant 2 jours sur les ateliers mis en place par l'organisation.

Sur cet immense terrain de jeu et sous le regard bienveillant de la Meije et du Rateau, du néophyte à l'alpiniste confirmé, chacun a pu découvrir (connaissance du milieu montagnard et glaciaire, orientation, cartographie, pratique du GPS ou de DVA), s'initier (cramponnage, encordement, mouflages, auto-sauvetage, assurage en neige) ou se perfectionner aux techniques de base de l'alpinisme (course d'arête, assurage en mouvement, passage de rimaye, escalade en "grosses", pose de protections, escalade artificielle, etc)  

Parfaitement encadrés par des professionnels (guides de haute montagne, accompagnateurs en montagne) et des bénévoles (initiateurs Alpinisme et Randonnée FFME) sans oublier les membres des 2 équipes nationales - ENFA et ENJA -, "futurs grands" alpinistes, ces ateliers ont offert à chacun la possibilité d'apprendre de nouvelles techniques, de conforter ses connaissances et d'évaluer son potentiel dans des conditions optimales de sécurité.

Ajoutons à cela le soleil radieux, la convivialité et la bonne humeur qui ont régné tout au long de ces 2 journées trop vite passées,  le tout pour un résultat exceptionnel : des participants heureux, des encadrants - d'une patience à toute épreuve - et des organisateurs comblés par le succés et rassurés par l'absence d'accident ou d'incident (à part quelques nez rougis faute d'avoir été suffisamment "tartinés").

Avouons que tout avait été mis en oeuvre pour parvenir à ce but (organisation très pointue, professionnalisme des intervenants, règles strictes de sécurité...et bonne humeur communicative)

Mais ne nous trompons pas : si la montagne paraît "facile" dans de telles conditions, il en serait tout autrement avec une météo difficile, sans l'oeil bienveillant des encadrants qui corrigent une "manip" inappropriée, vous conseillent ou vous proposent des solutions toujours  plus "évidentes", ou sans le secours d'un point d'ancrage déjà en place permettant de poursuivre sa progression...ou de souffler.

La nécessité de se former aux techniques de base, une expérience patiemment et progressivement acquise et l'accompagnement par un professionnel en fonction de la difficulté de la course envisagée sont des conditions indispensables pour partir en montagne en réduisant au maximum les risques objectifs propres au milieu.

Ces journées très enrichissantes répondent à ce but.

Chaleureuses félicitations et remerciements sincères à l'équipe d'organisation (Frédéric, Gaël, Jean, Niels,  François et Thierry) aux intervenants sur les ateliers (Sara, Jean-Christophe, Florian, Patrick, Jean-François, Yannick, Cyril, Romaric, Matéo, Georges et les autres) ainsi qu'à tous les bénévoles de la FFME (Laurence, Claude, Michel, Pierre, Christophe et les autres) qui ont fait de cette 5° édition, de l'avis général des participants, un formidable succès.

Merci à Alain D. et à Fred, mon fidèle compagnon de cordée, pour avoir partagé ces moments inoubliables.

Vivement l'année prochaine pour de nouvelles aventures!

Adresse de l'album photo :   http://picasaweb.google.com/alaindeclaix ou picasaweb et mot-clé "grav'y cîmes"


                                                  Le Glacier de la Girose et le Pic de la Grave (alt. 3.587 m)
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 14:41

                                                              Sommet du Pinet (ou Le Truc) - alt. 1.867 m

20 juin 2008

Résumé

A proximité du Mont Granier et à l'extrémité Sud du Massif de Chartreuse, le Sommet du Pinet (1.867 m) appelé aussi "Le Truc" est une randonnée facile (dénivelée 750 m) - à faire dès la disparition complète de la neige qui bouche les scialets - et qui offre un panorama unique sur les principaux sommets de Chartreuse (Dent de Crolles, Chamechaude, Grand Som, etc) ainsi que sur la Chaîne de Belledonne et, au-delà, sur le Massif du Mont-Blanc et le Jura.

Départ

Epernay (Commune d'Entremont-le-Vieux), Hameau de la Plagne (route à 700 m au N d'Epernay).
Dans le dernier lacet avant le hameau, prendre à droite la route forestière.  Après 500 m, dans la clairière (panneau d'information sur la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse), prendre la piste à gauche et se garer après 200 m (ancienne carrière). Altitude de départ 1.140 m.

Itinéraire

Carte IGN 1/25000°  3333 OT (Chartreuse Nord)

Après quelques centaines de métres, le sentier rejoint le GR 9 qui passe au Hameau de la Plagne puis au Col de l'Alpette, traverse la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse et mène jusqu'au Col du Coq (GR de Pays)
Le chemin qui serpente agréablement dans la forêt a été récemment élargi et aménagé (marches en rondins) dans sa partie haute, plus pentue, pour faciliter le passage des troupeaux vers les alpages de l'Alpette.
Au cours de la montée on peut apercevoir les falaises impressionnantes de la face O des Rochers du Biolet à droite et du Granier à gauche dont l'escalade doit réserver de très sérieuses difficultés.

Au Col de l'Alpette (alt. 1.540 m), la face S du Granier impose sa verticalité et on laisse NO le sentier qui y conduit (par le Pas des Barres) pour descendre E le vallon vers les Cabanes de l'Alpette, au milieu des troupeaux de jeunes tarines curieuses mais effarouchées. Le GR passe devant la cabane de gauche puis monte S dans une agréable forêt coupée de clairières particulièrement fleuries et odorantes à cette période de l'année (anémones, orchis, bois joli)
Nota : ne pas prendre le sentier peu marqué qui part O à proximité de la cabane de droite (propriété de la Commune elle accueille les randonneurs) - présenté comme une variante dans certains guides - car non entretenu, il se perd rapidement.

Après une quinzaine de minutes sur le GR 9, on arrive à un replat (cairn, alt. 1.540 m) où un panneau indique la direction du Sommet du Pinet sur la droite. Le sentier, bien tracé (mais n'apparaissant pas sur la carte IGN 3333 OT Chartreuse Nord) monte dans la forêt parmi les lapiaz puis longe une grande barre rocheuse truffée de grottes, d'abris et d'auvents. A la sortie de ce vallon très minéral, on retrouve la fraîcheur des alpages, le Sommet du Pinet se découvre (N - Croix) et on l'atteint facilement après quelques minutes.
De ce promontoire, la vue est magnifique sur le Granier (N) puis sur la Croix de l'Alpe et les Rochers de Belles Ombres (E). Dans le lointain, le Mont Blanc (NE), la belle pespective des sommets de Chartreuse (S) et, juste au-dessous, les vallées étroites des Entremont qui abritent encore nombre de hameaux ayant conservé une activité pastorale.

Retour par le même chemin.

Dénivelée : 750 m environ

Temps de marche : 4 h 45 (Col de l'Alpette 1 h, Sommet du Pinet 1 h 45, descente 2 h)


                                                      L'Alpette et la Chaîne du Mont-Blanc depuis le sommet
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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 14:38



                                                              Les séracs du Glacier Blanc (photo juin 2007)


Résumé des deux jours passés sur le Glacier Blanc dans le cadre de la formation FFME "Sécurité sur glacier"

J 1 (samedi 07 juin 2008
)


Pré de Mme Carle (alt. 1.874 m) - 09 h 00

Les stagiaires retrouvent Fred, animateur de cette formation qui doit permettre à chacun de conforter ses acquis et  de valider les techniques de base propres au terrain "glaciaire" dans le cadre de la conduite d'un groupe.
Après un inventaire du matériel personnel et collectif, nous partons lourdement chargés (matériel de bivouac, eau et vivres pour 2 jours) mais de bonne humeur malgré un ciel bas et une météo aussi pessimiste que celle des jours précédents.

Après la passerelle qui franchit le torrent du Glacier Noir  nous nous élevons rapidement par les lacets qui mènent au premier plateau où s'écoule la langue terminale du Glacier Blanc.
La neige molle rend la progression difficile et Fred opte pour un cheminement sur la crête rocheuse pour atteindre sur la rive gauche du glacier le minuscule Refuge Tuckett (alt. 2.438 m), utilisé de 1880 à 1945 et aujourd'hui Eco-musée.
La pluie qui nous a accompagnés durant une bonne partie de la montée tombe de plus en plus drue et gâche la vue d'un environnement magnifique.
Après une halte au Refuge du Glacier Blanc et un rappel des techniques d'encordement (noeuds, anneaux de buste, etc) nous remontons vers les séracs au centre du glacier vers 2.850 m pour nos premiers exercices (montée et descente en pente raide, piolet-rampe, désescalade, etc)

Afin de mettre en application les techniques de sauvetage après une chute en crevasse (remontée sur corde, assurage, mouflages, etc), Fred nous conduit  sur un petit replat qui domine une falaise de glace d'une quinzaine de métres.
Il fait froid, la neige se mêle à la pluie et nous sommes vraiment placés dans les conditions "optimales" propres à tester nos capacités à nous en "sortir"
Dans un contexte sécurisé (double assurage) nous jouons tour à tour le rôle de la victime et du sauveteur.

Enseignements tirés de cet exercice :

- en dépit d'une "préparation" à la chute d'un compagnon de cordée (concentration, corde tendue, etc) , on constate qu'il n'est pas très aisé d'enrayer celle-ci au plus vite,
- la mise en place d'un "corps mort" et la désolidarisation directe avec la "victime" n'est pas évidente non plus quand le baudrier supporte le poids du compagnon
- pour la "victime" pendue au bout de la corde, installer les accessoires de remontée pour un "auto-sauvetage" (bloqueurs - tibloc ou ropeman -, noeud français) devient compliqué lorsque le froid rend les doigts raides et tétanise les muscles,
- l'extraction de la "victime" (sans son concours actif) par un unique sauveteur est impossible, sauf à mettre en place un "mariner double" (et encore!).

On prend donc conscience du danger potentiel de constituer une cordée réduite à 2.

La pluie et la neige n'ont pas cessé et vers 19 h nous décidons de renoncer au bivouac initialement prévu sur le glacier et de rejoindre le Refuge du Glacier Blanc.
Avouons que la chaleur du refuge, le repas chaud, la bouteille ouverte par Fred et une nuit "au sec" auront été appréciables.




                                  Le Glacier Blanc et la Pointe du Serre Soubeyran (alt. 3.472 m) - Photo juin 2007 -



J 2 (dimanche 08 juin 2008
)



                                                           Les séracs du Glacier Blanc (vers alt. 2.900 m)


Au réveil, le temps est toujours aussi mauvais et certains en profitent pour s'accorder quelques minutes supplémentaires de sommeil et de douce chaleur.
Le petit-déjeuner est copieux, les vêtements secs et le moral au beau fixe; nous remontons sur le site de la veille pour terminer nos manoeuvres de sauvetage, tester les amarrages "naturels" (lunule, abalakov, champignon de neige ou de glace), les ancrages et reprendre les techniques d'assurage "en mouvement"

Pour la descente et la mise en application de toutes ces bonnes pratiques, Fred nous fera passer par un itinéraire parfois impressionnant (pentes raides, crevasses, altermance de glace et de neige) mais magnifique et parfaitement sécurisé par ses soins (au cours de la descente, Fred posera une vingtaine de broches à glace et regrettera qu'elles ne soient pas toutes pourvues d' une manivelle!)

La pluie cessera enfin lorsque nous quitterons le glacier au Gabion pour rejoindre le sentier qui redescend vers la vallée.

Entre-temps, Fred et Pierre, auront pressé le pas pour installer des cordes fixes sous le préau de la Maison du Parc Nationnal des Ecrins (à côté du Refuge Cézanne au Pré de Mme Carle) afin de vérifier la bonne assimilation, par chacun d'entre-nous, de la technique de la remontée sur corde (nettement plus aisée dans ces conditions)

Conclusion


Malgré un temps exécrable, nous avons passé 2 jours formidables, riches d'enseignements, dans un environnement magnifique.
Nous avons tous appris (ou révisé) l'essentiel et le nécessaire pour faire faire aux principales difficultés et aux dangers potentiels du terrain glaciaire.

Remerciements à Fred pour sa gentillesse, ses compétences et pour tous les "trucs" qu'il nous a apportés pendant ce stage,

merci à lui ainsi qu'à Juliette, Fred (n° 2) mon compagnon habituel de cordée, Guy, Jibé, Pierre et Yann pour leur sympathique bonne humeur et pour avoir partagé ces moments "inoubliables".


                                                                                       Fred (à droite) et le Groupe
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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 14:08

                                                                                Mont Julioz (alt. 1.672 m)


23 mai 2008

Résumé

Randonnée au coeur du Massif des Bauges, à altitude moyenne (1.672 m) pouvant être effectuée dès la fonte des neiges (début mai). La position centrale de cette arête rocheuse permet d'avoir une vue d'ensemble  sur les principaux sommets des Bauges (Dent des Portes, Mont Trélod, Mont d'Armenaz, Mont Pécloz, Dent de Rossanaz, Mont Colombier) et sur les vallées parallèles en U qui caractérisent ce Massif.

Départ

Le Chatelard en Bauges, Hameau des Garins, accessible par une petite route qui monte à droite à l'entrée du village, en face de la Pharmacie.

Itinéraire

Carte IGN 1/25000° 3432 OT (Massif des Bauges)

Du parking (alt. 1.071 m), rejoindre (100 m) la piste qui monte au Gîte des Garins (panneaux indicateurs). Laisser le gîte sur la gauche et continuer par la piste forestière qui part E puis fait plusieurs lacets à travers une forêt de feuillus et de sapins. Elle monte ensuite N puis arrive à une large plate-forme forestière où se croisent plusieurs chemins.
Prendre la piste raide qui monte à droite (indication "Julioz" peu visible sur un arbre à droite) puis continuer jusqu'au replat où une nouvelle intersection nous indique le sentier du Mont Julioz sur la droite.

A la côte 1.500 m environ, le sentier sort de la forêt et débouche sur une succession de ressauts rocheux (quelques pas d'escalade facile) qui mènent à l'arête après un cheminement pas toujours très aisé dans les lapiaz et les blocs.
L'itinéraire est heureusement bien balisé (marques jaunes : losanges ou traits) mais est à déconseiller aux jeunes enfants ou aux personnes sensibles au vertige.
Parvenus à l'antécime (alt. 1.645 m), il reste encore un long cheminement sur l'arête  avant d'arriver au sommet marqué "Mont Julioz 1.664 m") sur une dalle.

Du sommet, vue magnifique sur la Dent des Portes et le Mont Trélod (alt. 2.181 m - encore enneigé) dont l'itinéraire d'accès à partir de Doucy en Bauges (lieudit les Cornes) est bien visible (mais représente une sacrée "bambée" sur une journée), puis en prolongement vers le N sur le Roc des Boeufs qui domine le Lac d'Annecy.
Descente par le même chemin à moins de pouvoir laisser un 2 ° véhicule au parking des Cornes (Cf ci-dessus) et d'emprunter, en prolongement de la crête du Mont Julioz, le sentier (non reconnu) qui mène au Golet de Doucy puis rejoint celui du GR de Pays "Tour des Bauges".

Dénivelée : 700 m environ

Temps de marche : 5 h



                                                                            L'arête sommitale du Mont Julioz
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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 19:29






                                            La Barre des Ecrins et le Dôme de Neige (vus du Refuge des Ecrins)




Résumé de cette randonnée effectuée en juillet 2006 par un groupe d'amis passionnés sous la conduite habituelle de Jibé, notre guide préféré


A la portée d'un randonneur entraîné, d'accès facile, l'ascension du Dôme de Neige des Ecrins peut être le sommet indiqué pour un baptème du premier 4.000. N'oublions pas toutefois qu'il s'agit d'une course en haute montagne dans un environnement hostile (crevasses, chutes de séracs) qui implique une préparation physique sérieuse et une bonne apppréciation des dangers objectifs.

Accès

Rejoindre Vallouise (Hautes-Alpes) puis Ailefroide avant d'atteindre le parking au lieudit  "Pré de Madame Carle" (alt. 1.874 m)

Itinéraire

1° jour : montée au Refuge des Ecrins




                                                                                    Séracs du Glacier Blanc



Le sentier atteint rapidement les séracs de la langue terminale du Glacier Blanc et remonte sur sa rive gauche par une pente parfois soutenue. Après avoir dépassé le Refuge du Glacier Blanc (alt. 2250 m), l'itinéraire s'éloigne du glacier pour y revenir franchement dans la zone de séracs qui marque la rupture de pente avec le grand plateau glaciaire que l'on aborde vers 3.000 m.
Dès lors, on chemine toujours sur la rive gauche jusqu'à l'aplomb de l'éperon rocheux sur lequel se perche le Refuge des Ecrins (alt. 3.170 m). La montée est rude et les 100 derniers métres de dénivelée clôturent durement la journée.

Dénivelée : 1.300 m - 4 h de marche


2° jour : objectif  Le Dôme



                                                                       Traversée sous la Barre des Ecrins




Au réveil, le temps est froid mais le ciel est parfaitement dégagé, comme prévu par la météo. La journée devrait donc être exceptionnellement belle.
Après avoir repris pied sur le glacier, nous entamons la longue remontée sur la rive gauche du glacier en direction du Col des Ecrins. L'environnement est magnifique et le lever du soleil sur les sommets des Ecrins nous montre le point à atteindre un peu plus de 700 m plus haut. Sérieux challenge vu du bas. La face N de la barre apparait en effet bien raide avec ses immenses zones de séracs et de crevasses, tant à gauche qu'à droite, qu'il nous faudra pourtant couper.

Vers 3.300 m, il faut traverser le glacier et commencer à gravir la pente en choisissant  une trace médiane entre les deux zones de séracs du bas et rester vigilants. Notons qu'une voie située plus à l'E peut représenter une bonne alternative (plus pentue mais moins exposée)

La progression se poursuit dans le dédale des crevasses et des séracs en tirant vers l'E jusqu'au pied de la Barre des Ecrins (à cet endroit, une trace coupe la rimaye bouchée par une coulée et monte en direction du sommet)  Longer ensuite la rimaye pour une longue traversée vers l'O, puis la franchir et gagner la brêche Lory (alt. 3.974 m)

Jusqu'au sommet du Dôme (alt. 4.015 m) rapidement atteint, un vent violent nous obligera à courber l'échine et à nous protéger le mieux possible des rafales qui soulèvent des tourbillons de neige et d'un froid "sibérien" (dans ces conditions le tableau "théorique" des températures "ressenties" en fonction de la vitesse du vent prend tout son sens!). Autant dire que, malgré un soleil radieux, nous n'aurons pas le loisir d'admirer le paysage et que nous ne resterons au sommet que le temps de partager notre joie de l'avoir atteint et de prendre quelques photos souvenir, avant d'entamer la descente par la même voie et de retrouver des conditions plus clémentes.

Dénivelées :  du Refuge au sommet du Dôme + 914 m, 4 h
soit au total + 2.141 m et 8 h de marche à la montée, 5 h 30 à la descente.


                                                                                          Au sommet du Dôme


Conclusion

Magnifique randonnée et journées exceptionnelles, mais ne pas oublier les conseils de départ (préparation physique, maîtrise du terrain)
Merci à Brigitte, Chrystèle, Alain et Fred pour leur amitié et à Jibé de nous faire partager sa passion.
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