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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 20:21

Randonnée du 23 août 2009


Retour à la fraîcheur des forêts et à la verdure des alpages de Chartreuse pour une randonnée familiale.

 

La Cabane de l’Alpettaz (alt. 1.554 m) que l’usage et les topos-guides nomment "Habert de la Dame" est déjà un but de randonnée familiale fort séduisant dans un secteur sauvage de Chartreuse, à l’écart des "grands sommets".

 

Une montée jusqu'aux Crêtes du Grand Manti (alt. 1.799 m) et un retour par le Vallon de Pratcel complétent  très agréablement ce parcours.

 

Conditions :  beau temps doux.

 

Départ


Rejoindre Saint-Pierre-d’Entremont par la D 912 (Chambéry) ou la D 520c (Les Echelles) puis prendre E la direction du Cirque de Saint-Même (D 45E)  jusqu'au Hameau de Saint-Même-le-Haut (attention : barrière et péage en saison, à l'entrée du hameau).

 

 


Hameaux de Saint-Même (vus du sentier de Tracarta)


Itinéraire

 

Carte IGN 1/25000° 3333 OT Massif de la Chartreuse Nord


Nota  : afin d’éviter toute confusion de toponyme, les panneaux rencontrés au long du parcours indiquent "Alpette de la Dame" (alpage), le Habert n’étant pas cité. Ce chalet d’alpage porte le nom de "Cabane de l’Alpettaz" (pancarte sur façade, mais non cité sur la carte) ; il est communément appelé "Habert de la Dame".

 

Au centre du hameau (alt. 846 m - panneaux), prendre le chemin qui monte raide NE dans le versant boisé sous les Rochers de Fouda Blanc.  A la cote 1.110 m, on rejoint le sentier (panneaux) qui arrive du Hameau des Varvat (1.042 m),  puis la pente devient plus soutenue et on atteint (alt. 1.280 m - panneaux) la bifurcation entre l’itinéraire qui mène au Chalet de l’Alpe (par le Vallon de Pratcel) à gauche, et celui de droite (appelé Chemin de Tracarta, non précisé sur le panneau) qui conduit à l’Alpette de la Dame.

 

Prendre ce sentier à droite qui longe la partie N de la falaise du Cirque de Saint-Même, puis laisser ensuite à droite l’itinéraire (vertigineux et exposé) montant du "Pas de la Mort" (pas d’indication) pour prendre E à gauche le sentier (actuellement barré par des arbres couchés) qui s’élève dans une partie rocheuse puis revient S à proximité de la falaise (quelques passages qui, sans être délicats, réclament de l’attention)

 

On débouche sur l’alpage par le Vallon de l’Alpette et la Cabane de l’Alpettaz (ou "Habert de la Dame") se découvre au sommet de la butte qui surplombe le thalweg (alt. 1.554 m).

 


Alpage de l'Alpette (ou Alpette de la Dame)

 

De ce point, il suffit de remonter E l’alpage de l’Alpette (en suivant la ligne des anciennes bornes-frontière - Fleur de Lys et Croix de Savoie - 1822) pour atteindre à vue (pas de sentier marqué) les Crêtes du Grand Manti (alt. 1.799 m - 45 mn).

 

Du sommet, belle vue sur la partie N du Massif de Chartreuse (Mont Granier, Sommet du Pinet, etc), sur les falaises côté Grésivaudan ainsi que sur le Vallon de l’Aulp du Seuil, les Lances de Malissard, l'ensemble de la Chaîne de Belledonne et le Mont-Blanc.

 


Chaîne de Belledonne vue depuis la Crête du Gand Manti (1.799 m)

 

Le retour par le même chemin (Tracarta) est déconseillé et l’option "circuit" par le Vallon de Pratcel, si elle rallonge sensiblement le parcours, présente l’avantage d’être sans difficulté et de toute beauté.

 

Itinéraire circuit  : rejoindre le creux du thalweg sous le Habert (panneau "Alpette de la Dame" - alt. 1.540 m) et prendre la direction du Chalet de l’Alpe. L’itinéraire suit le GR 9, passe au-dessus des falaises de Roche Blanche et atteint le Vallon de Pratcel au lieudit "Pré de Pratcel" (alt. 1.451 m)

 

 

Pré de Pratcel (1.451 m)

 

On descend SW dans une faille étroite entre la Roche Blanche et la Roche de Fitta (pente soutenue mais itinéraire "sécurisé" - poteaux bois et câbles) avant de retrouver le sentier de montée à la cote 1.280 m et l'itinéraire rejoignant Saint-Même-le-Haut (variante possible non empruntée ce jour : à partir d'une piste forestière qui part S au-dessous de la Fontaine de Rigne-Bâton, on trouve un sentier très pentu  et exposé - à réserver aux randonneurs avertis - qui descend W par la Combe des Eclapes et rejoint la route du Cirque de Saint-Même, 500 m en amont du hameau)

 

 

Dénivelée : 1.050 m environ

 

Temps de marche : 5 h 30 (dont 3 h 15 de montée)

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 15:10
Randonnée du 21 août 2009

Entre "moulins" et "bédières", une sortie initiatique sur le plus connu des glaciers de France.


La  "Mer de Glace" ("le glacier") naît de la jonction du Glacier de Leschaux  au SE et du Glacier du Tacul (faisant suite au Glacier du Géant) au S. Elle "prend sa source" à 2.150 m d'altitude environ,  et doit donc être considérée comme la langue terminale  de l'ensemble des glaciers formés par l'écoulement N de l'immense bassin glaciaire situé entre la face E de l'Aiguille du Midi et du Mont-Blanc du Tacul et la face N de la grande barrière qui court de l'Arête de la Brenva à l'Arête de Rochefort et aux Grandes Jorasses.

Cette randonnée, originale et moyennement difficile, se situe dans la zone d'ablation du glacier et permet d'observer la plupart  des phénomènes caractéristiques du milieu glaciaire (crevasses, séracs, moraines, tables glaciaires, etc) dans un environnement somptueux au pied des sommets "mythiques" du Massif du Mont-Blanc (Les Drus, Aiguille Verte, Grandes Jorasses, Aiguilles de Chamonix, etc)

Conditions : bancs de brume le matin avec éclaircies puis passages nuageux avec averses. Retour des éclaircies en début d'a-m.

Matériel : ensemble du matériel de sécurité sur glacier (crampons, piolet, baudrier, corde, broches, etc)

Départ

Chamonix (Parking Montenvers) puis Train du Montenvers.

Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3630 OT Chamonix - Massif du Mont-Blanc

A la gare d'arrivée, prendre le sentier qui descend S en direction du glacier (panneau "Accès aux Refuges d'altitude"). Au cours de la descente, une pancarte indique le niveau atteint par le glacier en 1820 (soit plus d'une centaine de mètres au-dessus du niveau actuel), niveau également visible sur les bords de l'auge glaciaire (on était alors à l'apogée du  "petit âge glaciaire" - du XVI° au milieu du XIX° s. - qui a vu les glaciers des Alpes progresser fortement, le front de la  Mer de Glace atteignant presque Chamonix.)

Après une vire horizontale, on arrive à une série d'échelles métalliques qui permettent de descendre le long de la paroi rocheuse, quasi verticale, de l'auge glaciaire (rive gauche)  polie par le passage du glacier au cours des millénaires.
Cet itinéraire, vertigineux mais bien sécurisé ("queues de cochon" pour le passage d'une corde d'assurance, câbles, main-courantes, etc) permet de prendre pied sur le glacier.


Le passage des échelles

Nota : dès cet endroit,  la glace est bien présente et peut être recouverte par les poussières et les matériaux charriés par le glacier et le chaussage des crampons est impératif.

La progression se poursuit vers le centre du glacier (beaux séracs sur la rive droite) et on remonte ensuite SE puis S en cheminant à travers un dédale de crevasses, bien visibles avec leur tranche bleutée. On arrive ensuite dans une zone moins tourmentée et, en se dirigeant vers l'E ( "branche Glacier de Leschaux"), on pourra admirer plusieurs "bédières" (cheneaux d'écoulement des eaux de fonte) et autres "moulins" (puits verticaux, en général circulaires, creusés par les eaux de fonte à partir d'une fissure) .
Ces puits très profonds (il y a quelques années, C. Profit a pu descendre jusqu'à  - 110 m) atteignent en général le socle rocheux et alimentent le torrent sous-glaciaire.


Une bédière



Un moulin

On pourra également se rendre compte des fractures du glacier dans les zones de rupture de pente (séracs du Glacier du Géant au S, au-dessous du Refuge du Requin visible sur son promontoire rocheux)  puis de la fermeture progressive des crevasses (par compression) dans les zones de pente plus faible.
L'occasion aussi de remarquer la diversité des matériaux transportés par le glacier au cours de son long périple (rochers, sable, ainsi que d'autres moins "naturels" - planches et piquets de bois, pneu d'avion, câbles, etc)


Grandes Jorasses (au fond)

Arrêt à la jonction des Glaciers de Leschaux et du Tacul (cote 2.130 m).

Retour par le même itinéraire.

Nota :en haut du passage des échelles, avant de reprendre le sentier, ne pas oublier d'observer S les "bandes de Forbes" qui strient transversalement le glacier (et en particulier la branche "Glacier du Tacul"), à  la faveur d'un éclairage favorable (invisibles à l'aller ce jour).


Mer de Glace - Bandes de Forbes

Définition et description in "Glaciers, Forces et Fragilités - P.Wagnon, C.Vincent, D.Six et B.Francou chez Ed. Glénat :

"Leur nom provient du scientifique anglais J.D. Forbes qui en a donné une première description en 1842. Ces structures en forme d'ogives présentent, vues du dessus, une alternance de bandes de glace sombre et de glace blanche. Elles ne sont pas visibles sur tous les glaciers car leur formation requiert des conditions particulières d'alimentation et d'écoulement.
Les bandes de Forbes apparaissent à l'aval d'une zone appelée "chute de séracs" à condition que le franchissement de cette zone par la glace se fasse en une année et que cette zone se situe à l'aval de la zone d'équilibre. Lorsque le glacier franchit une partie de la zone pendant l'été , les crevasses se remplissent d'eau de fonte et de poussières. Au cours le l'hiver elles reçoivent uniquement de la neige.
Au pied de la zone de séracs, le glacier est en compression et les crevasses se referment. Celles qui se sont gorgées d'eau et de poussières l'été arborent une couleur foncée alors que celles qui ont été remplies par la neige de l'hiver apparaissent blanches. La glace présente ainsi une alternance de bandes claires et sombres qui, en voyageant vers l'aval, s'incurvent vers le bas en forme d'ogives car la vitesse du glacier est plus importante au centre que sur les bords."


On peut ainsi déterminer sans difficulté le nombre d'années écoulées depuis un point donné, le couple "bande sombre/bande blanche" équivalant à 1 année.

Dénivelée
: 450 m environ

Temps de marche : 6 h 00



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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 14:15
Randonnée du 17 août 2009

Périple dans la minéralité du Massif de Belledonne.

Après la fraîcheur et les eaux turquoises du Lac de Crop, on atteint le Col de la Mine de Fer après une rude montée dans un paysage très minéral (roches délitées, éboulis, pierriers)

 

Conditions  : beau temps doux

 

Départ


Parking du Pont de la Betta (1.290 m) atteint par Brignoud, Laval, Prabert (D528). A la sortie E de Prabert, à la patte d’oie, prendre tout droit (petit panneau bois à gauche : Pré de l’Arc)

 

Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3335 ET Bourg-d’Oisans - Alpe d’Huez - Grandes Rousses


Du parking, suivre la piste descendante (barrière) qui mène au Pont de la Betta. Prendre le sentier à gauche (marques blanches et rouges du GR 549 - panneaux) qui serpente agréablement dans la forêt (belles cascades sous le Ferouillet), fait une large boucle SW (alpage et ruines du Habert de Crop), puis après une traversée SE à flanc, atteint le sommet du verrou du Lac de Crop (1.924 m).

 

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Lac et Vallon de Crop

 

On contourne le lac par sa rive droite (sentier bien visible qui monte S à flanc) puis on gravit la grande Draye de Crop (raide et pierreuse) avant d’atteindre S un plateau et une dépression comblée par un chaos de gros éboulis sous les pointes découpées du Grand Replomb (2.506 m).

 

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Vue générale sur l’itinéraire de montée dans la draye

 

On contourne E l’épaulement rocheux qui ferme le vallon du Lac de Crop (se repérer aux petits cairns qui jalonnent le parcours) puis le sentier se faufile à travers les petites barres rocheuses faciles qui amènent au plateau sommital et au Col de la Mine de Fer (2.400 m - panneaux)

 

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Les pointes du Férouillet

 

Du col, belle vue sur le cirque très minéral fermé (de l’E au S) par le Sommet Colomb (2.601 m), Les Trois Officiers (2.702 m) et le Rocher de l’Homme (2.755 m).

 

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Le Férouillet vu du Col de la Mine de Fer


Nota  : le GR 549 descend dans ce vallon et rejoint le Refuge Jean Collet.

 

Retour par le même itinéraire.

 

 


Lac de Crop (1.900 m)


Dénivelée : 1.150 m


Temps de marche : 6 h 30 (dont 3 h 45 de montée)

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 17:14
Longue randonnée mais cadre magnifique des 4 lacs qui s'étagent dans la Combe de la Grande Valloire.

Randonnée du 16 août 2009

Conditions : beau temps doux, quelques cumulus de beau temps en début d'a-m.

Départ

Village du Grand Thiervoz, Hameau du Curtillard sur la D525a qui relie Allevard à Fond-de-France. Parking à gauche de la route juste avant le pont sur le Bréda.

Itinéraire

Carte IGN 1/25000° 3433 OT Allevard - Belledonne Nord

Du parking (alt. départ 1.000 m), prendre la piste qui monte E en direction de la Grande Valloire (panneaux).

A la passerelle sur le Ruisseau du Perdu, laisser à gauche l'itinéraire menant à la Combe de la Petite Valloire et continuer sur la piste forestière qui s'élève raide E le long du torrent puis devient sentier en penétrant SW dans la forêt.


Combe de la Grande Valloire

Le cheminement se poursuit agréablement en lacets dans la pessière puis débouche vers 1.700 m dans d'anciens alpages maintenant colonisés par les airelles. On arrive en vue du 1° Chalet de la Grande Valloire (maintenant transformé en abri) que l'on peut rejoindre en quelques pas après avoir franchi la passerelle sur le ruisseau.

On remonte ensuite la vaste Combe de la Grande Valloire en longeant l'émissaire avant d'atteindre le Lac Blanc (2.124 m) qui doit sa couleur aux eaux de fonte du Glacier d'Arguille, sous le Pic de la Grande Valloire (2.887 m) et le Rocher d'Arguille (2.885 m).


Lac Blanc (2.124 m)

Avant de reprendre le sentier du vallon, il serait dommage de ne pas aller  jusqu'au Lac de la Folle que l'on rejoint SW en descendant au gué du Lac Blanc,  puis en remontant sous la Grand Roche et le Passage Odru (chaos rocheux cairné). Les 80 m de dénivelée supplémentaire sont largement récompensés par la beauté du Lac de la Folle (2.150 m) sur fond de Massif de la Chatreuse, de l'autre côté de la vallée.


Lac de la Folle (2.150 m)

On revient ensuite au Lac Blanc pour reprendre NE le Vallon de la Grande Valloire et le sentier, bien marqué, qui amène au Lac Noir (2.268 m), petit bijou bleu foncé dans son écrin de roches et de linaigrettes.


Lac Noir (2.268 m)

Après un nouveau chaos de gros blocs (se repérer aux cairns), la pente s'incline fortement (prendre le passage à gauche du petit épaulement rocheux) pour atteindre le verrou du Lac Glacé (2.450 m), dernière merveille  du jour, qui se niche au pied de la Pointe de Comberousse (2.812 m) et de la Selle du Puygris (2.751 m).


Lac Glacé (2.450 m)

Du lac, belle vue sur la pente minérale très pentue qui ferme le Vallon de la Grande Valloire et qui donne accès à la Selle du Puygris, ainsi que sur une partie des lacs cotoyés à la montée.

Retour par le même itinéraire.


Dénivelée : 1.530 m

Temps de marche :  7 h 15  (dont 4 h 15 de montée)
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 17:10
Un site magnifique au pied des Trois Pics de Belledonne et du Glacier de Freydane.

Randonnée du 13 août 2009

On trouve de nombreux "Lac Blanc" dans les Alpes (dont 5 pour le seul Massif de Belledonne - Grandes Rousses)

 

Pour la sortie de ce jour  on a choisi celui qui, après une longue approche dans la forêt et une rude montée dans le Ravin des Excellences, offre la beauté de son site dans un écrin très minéral, au pied du Glacier de Freydane et des Pics de Belledonne.

 

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Glacier de Freydane - Lac Blanc

Conditions  : beau temps doux, bancs de brume montante en début d’a-m

 

Départ


Parking de Pré Comté (alt. 1.358 m) - lieudit "La Souille" sur la carte IGN - atteint par Villard-Bonnot et Saint-Mury-Monteymond (D280). Dans le village, prendre S à droite la route qui mène au Col de Pré Long (panneaux bois aux intersections). Après le Col, continuer sur la piste forestière "carrossable" puis prendre à gauche à la patte d’oie et poursuivre pendant 2 km jusqu’au parking, dans l’épingle à droite (lieudit "Pré Comté" ou "La Souille").

 

Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3335 OT Grenoble - Chamrousse - Belledonne


Du parking (panneaux) prendre SE (GR 549A) la direction du Refuge Jean Collet (le Lac Blanc n’est pas mentionné) d’abord par une ancienne piste forestière puis un sentier qui suit la courbe de niveau dans la forêt (moins de 150 m de dénivelée au cours de la première heure de marche), au flanc d’un vallon de plus en plus encaissé (plusieurs secteurs réclament de l’attention - sentier en devers, fortes pentes, à-pics vertigineux - notamment par temps humide, quelques passages "sécurisés" par des câbles).

Après un long cheminement en forêt, (nb : on trouve sur le parcours d’anciens panneaux bois qui indiquent la direction du Lac Blanc), on atteint un premier plateau où une passerelle (Passerelle du Mousset) permet de franchir le Ruisseau du Vorz, émissaire du Lac Blanc.

 

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Ruisseau du Vorz (vu de la passerelle du Mousset)

Après la passerelle (panneaux), laisser à gauche le sentier qui conduit au Refuge Jean Collet et prendre S, rive droite du ruisseau, une sente assez peu visible au départ (repérer un petit cairn) qui s’élève ensuite dans le Ravin des Excellences (après quelques dizaines de mètres, le sentier est mieux marqué et balisé par des "ronds" jaunes) en direction du verrou qui ferme le vallon (cascades du Vorz bien visibles).

 

Nota  : le sentier emprunté n’a plus droit qu’aux "pointillés" sur la carte IGN et n’est pas mentionné sur les panneaux. Il s’agit pourtant de l’ancien tracé du GR (vieilles marques blanches et rouges), à croire que la FFRP* tient absolument à faire faire le crochet (au moins 1 h supplémentaire) par le Refuge Jean Collet.

 

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Ravin des Excellences

On continue à s’élever en serpentant dans les éboulis (montée soutenue) et, après avoir rejoint le sentier qui arrive N du Refuge, on atteint le 2° plateau puis le vaste cirque glaciaire occupé par le Lac Blanc (alt. 2.161 m) et les "gouilles" voisines.

Le site est majestueux, fermé par la barrière des Pics de Belledonne (la Croix de Belledonne - 2.926 m - est la pointe la plus à droite) et encadré au S par la Grande Lance de Domène (2.790 m) et le Pic Couttet (2.764 m) et au N/NE par la Pointe des Excellences (2.638 m) et Roche Noire (2.726 m).

 

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Grand Pic, Pic et Croix de Belledonne

Nota  : la langue terminale du Glacier de Freydane - exposé N/NW et protégé du soleil par les sommets ci-dessus - descend jusque vers 2.400 m (exemple assez rare dans les Alpes) et peut être observée de près en gravissant l’ancienne moraine sur la rive droite (au-delà, voie d’accès au Glacier de Freydane et au Col de Freydane réservée aux randonneurs équipés pour la marche sur glacier).

 

Pour admirer le Lac Blanc dans son intégralité, monter sur le promontoire à gauche qui le surplombe (on pourra vérifier qu’il porte bien son nom, du à la couleur "laiteuse" de ses eaux - eau de fonte du glacier et particules minérales en suspension).

 

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Une des gouilles voisines du Lac - La Chartreuse (au fond)

Retour par le même itinéraire.

 

Dénivelée : 950 m environ

 

Temps de marche : 6 h 15 (dont 3 h 15 de montée)

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 19:16
Prélude à un retour en Chartreuse en automne.

Randonnée du 05 août 2009

On peut accéder à la Cheminée du Paradis  par divers itinéraires. Par une matinée fraîche d'août (rare) on a choisi celui qui, au départ du Hameau des Massards (Commune de St Hilaire du Touvet), passe par le Pas de Rocheplane. Cet itinéraire sauvage et aérien offre une vue sur l’ensemble du Massif de la Chartreuse, sur celui de Belledonne..et sur le Mont-Blanc.

Départ


Dans le Hameau des Massards (Commune de Saint-Hilaire-du-Touvet) sur le plateau des Petites Roches, accessible par la D 30, prendre W une petite route sans issue (Chemin des Massards - à proximité de la station-service Avia) qui conduit  (300 m environ) au point de départ de cette randonnée (alt. départ 980 m).

 

 


La falaise des Rochers de Bellefont (vue depuis la Source du Sanglier)


Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3334 OT Chartreuse Sud

 

Suivre le chemin forestier en forte montée (balisage rouge et jaune) qui prolonge la route (les amateurs de fossiles pourront trouver sur ce chemin caillouteux des micrasters - fossiles d’oursins - en forme de coeur et de la taille d’une demi-noix)

Après 25 mn, à la cote 1.150 m, le chemin coupe une piste forestière plus importante, prendre à droite la sente qui monte en diagonale (flèche jaune sur poteau bois)

A la côte 1.190 m, le chemin rejoint une piste large et récente, prendre en face et atteindre après 20 mn (alt. 1.290 m) une plate-forme forestière de chargement. Suivre la piste à droite sur 100 m jusqu’à la fin de son tracé (aire de retournement) où un panneau indique, à proximité,  la Source du Sanglier et la direction W du Pas de Rocheplane (itinéraire en pointillés sur la carte IGN)

Montée soutenue dans la forêt (prudence car chemin glissant par temps humide) puis le sentier s’engage dans les éboulis (bien repérer les marques jaunes sur les rochers), fait un large détour SW jusqu’au pied de la falaise avant de s’engager dans le Pas de Rocheplane  - points repères rouges, passages délicats équipés de câbles -  puis atteint N la crête (alt. 1.860 m)

 

 

Sortie du sentier au Pas de Rocheplane

 

Du  Pas de Rocheplane, prendre le sentier à gauche (panneau "Cheminée du Paradis") qui suit N le tracé de l'arête, traverse une zone de lapiaz, puis s'élève à nouveau avant d'atteindre la "cheminée", passage qui permet de franchir une brèche dans la falaise . Il s'agit d'une diaclase (faille profonde entre deux blocs rocheux) assez étroite (veiller à ne pas avoir un sac à dos trop large), longue d'une dizaine de mètres dans laquelle on progresse par une succession de marches, sans réelle difficulté (6 à 8 m de différence de niveau entre le bas et le haut).

 

Au bas de la Cheminée du Paradis, on retrouve le sentier qui permet d'accèder en 30' au sommet de la Dent de Crolles (alt. 2.062 m) marqué par une croix , bien visible tout au long de la crête parcourue.

 


Cheminée du Paradis

Pour le retour, plusieurs itinéraires sont envisageables : par l'itinéraire de montée ou  NE par le Pas de Montbrun (revenir au Pas de Rocheplane puis suivre N la crête pendant 400 m environ; un panneau indique E la brèche où passe le sentier : parcours moins aérien mais raide, non utilisé ce jour)

 

Sympathique randonnée dans une ambiance très aérienne au Pas de Rocheplane mais dont l’itinéraire se caractérise par une montée soutenue, des passages exposés et un cheminement pouvant être dangereux par temps humide (sentier glissant).

 

A déconseiller avec de  jeunes enfants et aux personnes sujettes au vertige.

 


Lance Sud de Malissard et Col de Bellefont



Dénivelée : 960 m environ

 

Temps de marche :  5 h 00 (dont 3 h 00 de montée)

 

 




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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 19:08
Une des randonnées "incontournables" du Beaufortain.

Randonnée du 06 août 2009

Verdure des alpages, minéralité des sommets, lacs, cascades, fleurs, un temps merveilleux : voilà les ingrédients réunis pour une randonnée inoubliable au pied de la Pierra Menta ("Pierre Dressée").

 

Conditions


Très beau temps, chaleur douce, luminosité exceptionnelle pour le mois d’août.

 

Départ


Parking des Chalets de Treicol (alt. 1.695 m) atteint par le Col de Méraillet sur la D925 qui mène de Beaufort au Cormet de Roselend.

Au Col de Méraillet, prendre à droite la petite route qui mène au Barrage de Roselend puis au Col du Pré. Dans la 3° épingle à droite (1,2 km environ après le barrage) emprunter à gauche le chemin "jeepable" qui dessert les Chalets de Treicol (panneau bois).

 

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Lac de Roselend - La Pierra Menta

Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3532 OT Massif du Beaufortain


Du parking (route interdite à la circulation au-delà de Treicol), suivre la piste (panneau) qui monte SE vers les alpages de Presset et de Conchette (des sentiers plus ou moins marqués permettent de "couper" les épingles). Après le passage à gué d’un petit torrent, faire 150 m et prendre à gauche le sentier qui monte dans un espace boisé sur la rive droite de la cascade. On rejoint le GR 5 (que suit également une variante du "Tour du Beaufortain") puis on retrouve la piste (nouveau gué) que l’on emprunte jusqu’au lieudit "Presset" (alt. 2.000 m). Un sentier part à gauche (panneau "Refuge de Presset", serpente dans l’alpage, atteint un plateau puis une combe d’éboulis qui offre une vue magnifique sur la Pierra Menta (alt. 2.714 m).

 

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Le sentier sous le Col du Bresson

La pente se fait plus soutenue et après plusieurs lacets on atteint le Col du Bresson (alt. 2.469 m), carrefour de plusieurs sentiers. On laisse le GR 5 qui descend E vers le Refuge de la Balme et la Vallée de la Tarentaise pour monter NE à flanc vers le Refuge de Presset (alt. 2.514 m) juché sur le verrou rocheux qui cache le Lac de Presset.

Dans les eaux turquoises du lac se reflètent les sommets très découpés de l’Aiguille de la Nova (alt. 2.893 m) et de la Pointe de Gargan (alt. 2.767 m).

 

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Lac de Presset - Col du Grand Fond

On poursuit en direction du Col du Grand Fond qui ferme cette combe très minérale par deux échancrures distinctes portant le même nom. Au sentier de gauche qui monte sèchement en lacets dans un pierrier, on a préféré celui de droite, assez peu marqué mais moins raide, qui rejoint le Col du Grand Fond (alt. 2.622 m) - partie E, cairn et panneau bois - d’où la vue sur le Mont-Blanc est superbe.

 

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Combe de la Neuva

On monte à gauche sur la crête du bombement rocheux (pas de sentier marqué - se diriger à vue NW - mais ne pas aller trop à gauche car barres rocheuses infranchissables) et on redescend sur le Col du Grand Fond (alt. 2.671 m) - partie W - qui s’ouvre sur la Combe de la Neuva (autre accès possible au Col en partant du Cormet de Roselend).

Du Col on distingue le sentier qui part N à flanc sous la Pointe de Presset (alt. 2.858 m) et qui conduit à la Brèche de Parozan (15’), peu visible du Col. La brèche (alt. 2.663 m) est une immense cassure (d’au moins 200 m de long) qui sépare les deux masses rocheuses que forment la Pointe de Presset au S et l’Aiguille du Grand Fond (alt. 2.920 m) au N.

 

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Brèche de Parozan

Nota  : d’après une des (nombreuses) légendes concernant la Brèche de Parozan, celle-ci serait "l’oeuvre" de Gargantua qui aurait crée la Pierra Menta par la même occasion.


Retour par le même itinéraire (point de vue exceptionnel sur la combe du lac et la Pierra Menta).

 

Nota  : un sentier très raide, dans des éboulis schisteux, dévale la face W de la brèche et rejoint le GR 5 au lieudit "Parozan" au-dessus des Chalets de Treicol. Cette variante de retour, plus courte, qui permet de réaliser cette randonnée en circuit, n’a pas été utilisée ce jour.

 

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Lac de Presset

Dénivelée : 1.065 m

 

Temps de marche : 6 h 30 (dont 3 h 30 de montée)

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 13:20
Une très agréable randonnée jusqu’au pied du Glacier des Evettes.

Randonnée du 31 juillet 2009

Une randonnée facile dans un cadre majestueux (Mont Seti, Petite Ciamarella, Albaron, etc), au plus près des glaciers.

 

Outre l’opportunité de poursuivre jusqu’à la langue terminale du Glacier des Evettes, cette randonnée est l’occasion d’imaginer la lente modification de la topographie des lieux au cours des millénaires après le creusement de la vallée en U (ou en auge) par le glacier, l’apparition d’un lac au fur et à mesure de son recul, puis le comblement progressif de celui-ci par les alluvions. Il reste un "vestige" (zone humide) de ce lac au bas du Refuge des Evettes et le lac du "Plan des Evettes" situé un plus haut en altitude et bien alimenté par une partie des eaux du glacier du Grand Méan connaîtra inévitablement le même sort...dans quelques dizaines d’années.

 

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Glacier des Evettes - La Petite Ciamarella (alt. 3.534 m)

C’est également le (triste) constat du recul progressif du glacier (la hauteur de la moraine latérale à droite sous l’Ouille du Midi (alt. 3.042 m) indique l’épaisseur de glace - de 30 à 50 m - qui se trouvait-là quelques siècles en arrière et les "baleines" ou rochers polis témoignent de son passage au départ du sentier à proximité du Hameau de l’Ecot), à moins d’un nouveau "petit âge de glace" tel que celui qu’ont connu les Alpes du XV° au XVII° s.

Conditions  : beau temps avec quelques passages nuageux, température douce.

 

Départ


Hameau de L’Ecot (alt. 2.046 m - hameau classé, habitat caractéristique de la Haute-Maurienne) atteint par Modane, Bessans et Bonneval-sur-Arc (D902) puis par la petite route qui part à droite à la sortie du Village. Parking à droite avant le pont sur le barrage (alt. départ 2.020 m)

 

 

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Hameau de l’Ecot (alt. 2.045 m)

Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3633 ET Tignes-Val d’Isère - Haute Maurienne

Prendre le sentier qui part S (panneau Refuge des Evettes), fait une large boucle SW puis revient E avant d’atteindre le Plan des Roches puis le plateau incliné qui mène au Col des Evettes (alt. 2.561 m)

Laisser NE sur la gauche le sentier qui monte au Refuge des Evettes, bien visible sur son promontoire, et continuer à flanc (plusieurs sentiers) puis descendre S/SE sur le Plan des Evettes, très vaste plateau où coulent les eaux de fonte du Glacier des Evettes.

 

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Plan des Evettes - Glacier du Moulinet

Un sentier parcourt cet immense espace pratiquement plat jusqu’au pied de la branche gauche du Glacier des Evettes (sous la Petite Ciamarella)

 

Nota  : veiller à reste à une distance respectable de la langue terminale, une chute de séracs venant des plateaux supérieurs étant toujours possible.

De ce point, admirer les belles cascades sur la rive gauche et l’impressionnante muraille qui ferme le cirque et formée (de l’E vers l’W) par la Pointe de Séa (alt. 3.213 m), la Pointe Tonini (alt. 3.327 m), la Petite Ciamarella (alt. 3534 m) et le "Seigneur de Maurienne" l’Albaron (alt. 3.637 m)

 

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Glacier des Evettes - L’Albaron (alt. 3.637 m)

Traverser au mieux le torrent (2 gros cairns marquent un passage relativement aisé) pour rejoindre sa rive droite et arriver au lac (non nommé sur la carte et qu’il apparaît évident de baptiser "Lac du Plan des Evettes") sous la masse imposante du Mont Séti (alt. 3.453 m).

Continuer N puis traverser à nouveau le torrent (environ 500 m après le lac, celui-ci se divise en plusieurs bras rendant le passage plus facile) pour rejoindre le sentier qui monte au Refuge des Evettes (alt. 2.590 m) en passant par les Lacs des Pareis. Du refuge, belle vue sur le Plan des Evettes et les Lacs des Pareis ainsi que sur les sommets environnants, déjà cités.

 

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Lacs des Paréis - Plan des Evettes

Retour par l’itinéraire de montée rejoint au Col des Evettes (la descente par le sentier des Gorges de la Reculaz - "sentier à John" - est déconseillée car exposée et glissante).

 

Nota  : après le Plan des Roches, un sentier escarpé descend le long du Ruisseau du Picherse et permet de "couper" la boucle W.

 

Dénivelée : 700 m environ

 

Temps de marche : 4 h 45 (dont 2 h 45 de montée)

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 18:01
Une randonnée de difficulté moyenne qui offre un panorama superbe sur les sommets des Alpes.

Randonnée du 26 juillet 2009

En dépit d’une foule bruyante de "touristes" au sommet (les "vrais montagnards" sont des "taiseux" qui apprécient le silence et la beauté des lieux !), le Cheval Noir (alt. 2.832 m) est un très agréable but de randonnée, sans difficultés majeures, qui permet de profiter d’un immense panorama sur les Alpes, de toute beauté.

 

Conditions  : très beau temps, température agréable, un peu de bise sur les crêtes.

 

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Arête et sommet du Cheval Noir (alt. 2.832 m)



Départ


Col de la Madeleine (alt. 2.000 m) sur la D213, atteint par La Chambre (côté Maurienne) ou La Léchère (côté Tarentaise)

Parking au Col.

 

Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3433 ET St-Jean-de-Maurienne - St-François-Longchamp


Nota  : plus soucieuse, semble-t-il, de privilégier l’activité "ski" plutôt que la randonnée, la Commune de St-François-Longchamp n’a pas jugé utile de baliser et de panneauter les sentiers. Sur le parcours qui suit on ne trouvera donc pour se diriger que d’anciennes marques jaunes, assez peu visibles, et quelques cairns dans les passages rocheux (ne pas oublier carte et boussole)

 

Prendre E la longue piste qui conduit à l’arrivée des remontées mécaniques (jonction Valmorel - St-François-Longchamp)

Au sommet de la croupe, faire quelques pas en descendant S et emprunter à gauche le petit sentier assez peu visible qui contourne, en suivant la courbe de niveau, l’épaulement herbeux dont le faîte marque l’arrivée du "Téleski de la Cote 2.305" (prudence dans la traversée, notamment par temps humide, car les pentes sont soutenues)


Nota  : veiller à ne pas s’engager sur le large chemin (piste ?) nouvellement tracé (flêches jaunes) qui part du même endroit et qui descend dans le vallon vers le changement de direction du téleski cité ci-dessus et qui ne mène nulle part, sauf à vouloir rejoindre le sentier montant des Chalets Penat (alt. 1.800 m) vers le Cheval Noir (détour sans intérêt en partant du Col de la Madeleine, représentant 100 m de dénivelée supplémentaire)

On passe sous la remontée mécanique et on poursuit E sur un petit replat au pied du vaste cirque de la Grande Combe où s’entassent les éboulis de la falaise du Cheval Noir, bien visible au-dessus.

 

 

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Lieudit Grande Combe

La montée se fait ensuite plus soutenue en direction S/SE du Col du Cheval Noir marqué par une échancrure dans la falaise.

Par une succession de gradins et de chaos d’éboulis, le sentier s’élève au-dessus du Roc Blanc, du Lac Blanc (alt. 2.139 m) et du Lac Bleu (alt. 2.137 m) et atteint le Col du Cheval Noir (alt. 2.527 m).

Du Col, profiter de la belle vue, notamment sur la Pointe du Mont du Fût (ou Bellachat - alt. 2.822 m), le Mollard des Boeufs (alt. 2.761 m) ainsi que sur la Combe Noire et les Lacs du Cheval Noir avant de mesurer le chemin restant à parcourir (sentier bien visible) pour atteindre le sommet du Cheval Noir par une longue traversée N/NE puis une raide montée, assez rectiligne, (prudence par temps humide car sol glissant) sous l’arête qui conduit au cairn sommital .

 

 

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Sentier d’accès à la crête

Du haut du Cheval Noir (alt. 2.832 m) vue "époustouflante" par temps clair sur les sommets proches (Chaîne de la Lauzière, Grand Perron des Encombres, Pointe du Mont du Fût, Aiguilles de Peclet et de Polset, Mont Brequin, etc) ou plus lointains (Chaîne des Aravis, Massif des Ecrins, Glaciers de la Vanoise, Pic de l’Etendard, Mont-Blanc, etc) jusqu’à la Dent d’Hérens et le Cervin.

 

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Mont-Blanc vu du sommet

Retour par le même itinéraire.

 

Dénivelée : 910 m

 

Temps de marche : 5 h 30 (dont 3 h 00 de montée)

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 07:08
Un but plus modeste que l’objectif de départ mais, au final, une randonnée très agréable au pied des Aiguilles de l’Argentière.

Randonnée du 20 juillet en compagnie de "Thomas"

Partis pour atteindre la Cime du Sambuis (alt. 2.734 m), les conditions rencontrées (15 à 20 cm de neige) nous ont obligés à rebrousser chemin et à opter pour la remontée du Vallon de la Croix jusqu’au Col et au Lac du même nom.

 

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Aiguilles de l’Argentière et Cime du Sambuis (vus du départ)

Conditions  : très beau temps, température agréable (10° au départ), bise soutenue au Col.

 

Départ


Col du Glandon atteint par la D927 (La Chambre) ou la D526 (Rivier d’Allemont).

Parking au Col (alt. départ 1.924 m)

 

Itinéraire

 

Carte IGN 1/25000° 3335 ET Le Bourg d'Oisans - Alpe d'Huez


Du parking, prendre le sentier (panneaux) qui part W puis fait une longue traversée N, en légère montée, sous la bordure E des Aiguilles de l’Argentière.

A la cote 2.020 m le sentier retrouve celui qui monte (raide) de "Sous le Col d’en Haut" puis s’engage dans le Vallon de la Croix, encaissé entre les barres rocheuses du Sambuis et les falaises des Aiguilles de l’Argentière.

Après quelques dizaines de mètres on trouve une passerelle de bois (inutilisable car en partie emportée par les eaux et qui vaudra à "Thomas" un bain de pied et la perte d’un bâton) qui permet de franchir le torrent pour passer sur sa rive gauche et de trouver une sente assez peu marquée qui monte en direction de la Cime du Sambuis.

 

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Pont à "Thomas"

L’itinéraire suit le vallon en s’élevant rapidement au dessus des barres rocheuses par une série de gradins faciles. Au fil de la montée, on s’inquiète pour le "haut" car la neige tombée l’avant-veille est de plus en plus présente sous forme de plaques gelées et instables sur un terrain très gras. Dans la traversée du couloir (cote 2.400 m environ) qui conduit au ressaut et au plateau, surplombant des pentes herbeuses soutenues et des barres rocheuses, on décide sagement de faire demi-tour (les crampons, mis dans le sac par précaution, n’étant pas d’un grand secours dans ces conditions) et de redescendre au fond du vallon pour rejoindre le Col de la Croix.

 

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Aiguilles d’Arve (vues du sentier de montée au Sambuis)

On retrouve rapidement le bon sentier qui suit le torrent rive droite et un cheminement facile jusqu’au lieudit "Plan des Trois Eaux" conduit au vaste cirque où se rejoignent les cascatelles coulant des faces environnantes.

Le vallon se rétrécit jusqu’à la faille occupée par le torrent né de l’émissaire du lac et une montée soutenue amène au replat où se niche le Lac de la Croix (alt. 2.415 m), très beau site sauvage, dominé par le plateau du Sambuis.

 

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Lac de la Croix et Cime du Sambuis (vus du Col)

En quelques minutes, dans 15 à 20 cm de neige, on atteint W le Col de la Croix (alt. 2.529 m) qui offre un beau panorama (Rocher Blanc 2.928 m, et son glacier, Rocher Badon 2.912 m, Vallon de Combe-Madame, Aiguilles de l’Argentière point culminant Aiguille Michel 2.913 m, et Cime du Sambuis 2.734 m, dont la voie d’accès se révèle encore bien enneigée).

 

Avant de redescendre sur le Lac, on aura pris le temps de "restaurer" un cairn et décidé de le baptiser "Stupa à Angélicounette" en pensant à notre compagne de randonnée qui arpente actuellement (quelle chance !) les hauts plateaux du Tibet.

 

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Stupa à "Angélicounette"

Retour par le même itinéraire.

 

Dénivelée : 700 m du Col du Glandon au Col de la Croix, réalisé ce jour : 850 m

 

Temps de marche : 4 h 15 (dont 2 h 30 de montée), réalisé ce jour : + 1 h 15

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