Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 09:07

Randonnée du 13 octobre 2009


A la découverte d’un lieu magique chargé d’histoire sur les derniers contreforts des Alpes Méridionales.

 

 

Au coeur du Parc National du Mercantour et au pied de la "montagne sacrée" du Bégo (2.872 m), la Vallée des Merveilles et celle de Fontanalba abritent le plus grand ensemble de gravures rupestres protohistoriques au monde (plusieurs dizaines de milliers recensées) dans un paysage modelé par les glaciers au cours des millénaires.

Aujourd’hui, les forêts de mélèzes centenaires aux couleurs de l’automne, les roches moutonnées de teintes diverses, une multitude de lacs et les sommets déchiquetés qui les entourent, offrent un environnement extraordinaire d’une très grande beauté qu’il est agréable de parcourir en dehors de la haute saison touristique.

 

Conditions : très beau temps froid (- 3° au départ)

 

Départ

 

Parking du Lac des Mesches atteint à partir de Saint-Dalmas-de-Tende (N204) puis par la D91 qui dessert le Hameau de Castérino (alt.1.550 m)

 

Nota : on trouve plusieurs possibilités de stationnement autour du Lac des Mesches. Privilégier celle qui se trouve en amont du barrage, voire les quelques emplacements dans le chemin qui part à gauche dans la 3° épingle après le barrage, permettant un accès direct à la piste conduisant au Hameau de la Minière.

 

JPG - 130 ko
Lac des Mesches (1.390 m)


Itinéraire


Carte IGN 1/25000°3841 OT Vallée de la Roya - Vallée des Merveilles


Du parking supérieur (alt. départ 1.434 m - panneaux d’information), emprunter W la piste "jeepable" qui dessert le Hameau de la Minière de Vallauria, site d’anciennes mines d’argent et de zinc dont les bâtiments sont en cours de restauration par des équipes de Jeunes Bénévoles Internationaux (panneaux).

 

Dans le hameau, on peut prendre soit rive gauche le sentier qui débute à droite au-dessous du bâtiment "Neige et Merveilles", soit continuer rive droite sur la piste qui remonte le Vallon de la Minière (15 à 20 mn de temps supplémentaire de montée)

 

Nota : à la cote 1.777 m - panneaux - une nouvelle option "sentier" permet d’éviter la large boucle de la piste qui monte en lacets près d’un couloir d’avalanches (une énorme coulée récente a rasé une partie du mélézin) et permet de traverser une zone remarquable de cascades et de mélèzes multi-centenaires.

 

JPG - 185.3 ko
Sentier de montée dans le Vallon de la Minière

Le sentier passe ensuite à proximité du Lac Saorgine puis du Lac Long Inférieur (pratiquement à l’état de tourbière) avant d’atteindre le Refuge des Merveilles (2.130 m) surplombant le Lac Long Supérieur.

A partir du refuge on peut prendre quelques instants pour effectuer le parcours "découverte" qui présente sous forme de tableaux les caractéristiques géologiques et chronologiques du secteur ainsi que des panneaux d’information sur la faune et la flore.

Après le Refuge, le sentier poursuit W jusqu’au Lac Mouton (2.176 m) puis s’oriente N vers la Vallée des Merveilles encaissée entre le Mont des Merveilles (2.720 m) et le Mont Bego (2.872 m).

 

JPG - 120.8 ko
Lac Mouton - Mont Bego ( 2.872 m)

Nota : à partir de ce point une réglementation particulière à ce site du Parc du Mercantour interdit de sortir des sentiers balisés sans accompagnateur agréé et les bâtons ferrés doivent être rangés sur le sac.

Le parcours "libre" (plusieurs ouvrages mentionnent les "tracés" autorisés) permet toutefois de voir l’essentiel des gravures (pétroglyphes) remarquables de la Vallée des Merveilles tracées par nos lointains ancêtres "métallurgistes" de l’Age du Bronze (entre 1800 et 1500 ans avant notre ère).

 

JPG - 114.7 ko
"Le Christ"

On doit rendre hommage au travail remarquable des archéologues qui ont recensé les quelques 35.000 gravures du site et en particulier au Professeur H. de Lumley (rencontré fortuitement ce jour sur le site avec une équipe de tournage) et à ses collègues qui ont contribué à faire connaître ce lieu et à permettre sa sauvegarde (nombreuses dégradations désolantes des "taggeurs" du passé).

 

Nota : les chercheurs ont établi le caractère cultuel du site autour du Mont Bego (littéralement "montagne sacrée du Dieu-Taureau"). Dans cet environnement minéral et austère, on peine à imaginer la présence des hommes venant rendre hommage à leurs Dieux et les conditions de vie très difficiles qu’ils devaient y endurer, et une "magie" indescriptible et émouvante se dégage de ces lieux.

 

On terminera le parcours au-delà du Lac des Merveilles, parmi les plus beaux visités ce jour, pour avoir une belle vue générale sur la Vallée des Merveilles (alt. atteinte 2.410 m), à défaut d’avoir le temps de "grimper" jusqu’à la Baisse de Valmasque (2.549 m), col permettant de rejoindre la Vallée de Fontalbana.

 

JPG - 74.3 ko
Lac des Merveilles (2.294 m)

Retour par le même itinéraire jusqu’au Refuge des Merveilles pour y passer la nuit et rester une journée supplémentaire dans cet environnement magnifique.

 

Dénivelées : + 1.000 m, - 330 m

 

Temps de marche : 2 h 30 de montée jusqu’au Refuge, 3 h 00 pour le circuit des gravures, 1 h 00 de descente.

 

Post-scriptum en forme de "coup de gueule"  : alors que la Direction du Parc du Mercantour a pris des mesures drastiques (indispensables et évidemment bien comprises) pour tenter de protéger le site des dégradations dues à la surfréquentation, on se heurte à un paradoxe bien français qui consiste à autoriser des "accompagnateurs agréés" à véhiculer en 4x4 une "certaine clientèle" (avare d’efforts mais peu regardante sur le coût) jusqu’à proximité du Refuge des Merveilles. On peut imaginer que cette activité, à priori lucrative, a du faire l’objet d’un intense lobbying de la part des élus locaux mais cette autorisation est incompréhensible et en tout cas en parfaite contradiction avec la Charte des Parcs Nationaux. Les accompagnateurs "agréés" (en principe jugés et diplômés sur leur capacité à marcher et non à conduire !) ne devraient pas avoir d’autre possibilité que de faire le chemin de montée "à pied" et d’attendre leurs clients à proximité du Refuge, ce qui limiterait la fréquentation du site des Merveilles aux seuls "passionnés" ayant le courage et la volonté de faire quelques heures de marche pour pouvoir l’admirer.

Repost 0
Published by alaindeclaix - dans randonnées montagne
commenter cet article
5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 20:24
Randonnée du 02 octobre 2009

Une très agréable randonnée, magnifiée par les couleurs de l’automne.

Conditions  : beau temps le matin, puis brumes montantes. Bise soutenue sur les cols.

 

Départ


Parking du Muret (1.336 m), dans l’épingle , 300 m après celui du Pont de la Betta (1.290 m) atteint par Brignoud, Laval, Prabert (D528). A la sortie E de Prabert, à la patte d’oie, prendre tout droit (petit panneau bois à gauche : Pré de l’Arc)

 

Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3335 ET Bourg-d’Oisans - Alpe d’Huez - Grandes Rousses


Du parking (panneaux) on emprunte la large piste qui conduit au Habert d’Aiguebelle. Après le bâtiment de captage, on rejoint le GR 549 "GR de Pays Balcon des Sept Laux" - marques rouges et blanches - puis on passe à proximité du Habert du Muret (1.448 m).

On reste sur la piste qui serpente agréablement dans l’alpage (bien que la vue soit en partie gâchée par la présence d’une ligne à haute tension) avant de rattraper le GR de Pays "Tour des Lacs des Sept Laux" à proximité du Habert d’Aiguebelle.

 

JPG - 100.6 ko
Pas de la Coche

L’itinéraire monte ensuite en lacets S/SE en direction du Pas de la Coche, bien visible, en offrant une belle perspective sur le vallon du Vénétier, fermé par la Cime de la Jasse (2.478 m).

La Pas de la Coche surplombe le Lac de la Coche, la vallée de l’Eau d’Olle et le Rivier d’Allemont que l’on peut rejoindre en poursuivant sur le GR 549.

 

JPG - 52.2 ko
Vallée de l’Eau d’Olle (vue du Lac de la Coche)

En dépit de la taille réduite du lac (en voie d’eutrophisation comme la plupart des petits lacs du Massif de Belledonne), le site du Lac de la Coche est magnifique et justifie que l’on s’y attarde quelques instants.

Pour rejoindre le Col de l’Aigleton (il n’existe aucune mention de cet itinéraire sur les panneaux) il faut suivre les indications et le sentier flêché Col de la Vache.

Nota  : pourtant bien tracé, cet itinéraire n’est pas indiqué sur la carte IGN au départ du Lac de la Coche.

 

Le sentier passe sous le Pas du Pin, traverse plusieurs zones d’éboulis et de gros blocs puis rejoint celui qui monte du Rivier d’Allemont. On poursuit en traversée sous les Roches Jaunes et le Pic du Pin avant de franchir le ruisseau qui descend du Fond de la Belle Etoile.

 

JPG - 131.9 ko
Le sentier en traversée sous les Roches Jaunes

On laisse alors E le sentier du Col de la Vache sur la droite pour suivre N la rive gauche du ruisseau jusqu’au pied des éboulis, puis on s’oriente plein W dans l’étroit vallon qui conduit au Col de l’Aigleton que l’on rejoint au mieux, entre éboulis et chaos de rochers, après avoir repéré sur la gauche en haut le poteau blanc d’une station météo automatique.

Nota  : il n’existe ni sente marquée ni repères (hormis 2 minuscules cairns au départ) sur cette partie du parcours qui demande donc une attention soutenue pour s’orienter.

Du Col de l’Aigleton (2.266 m), belle vue sur les principaux sommets de la Montagne des Sept Laux et du Massif des Grandes Rousses (Pic de l’Etendard, Pic Bayle, Pic du Lac Blanc) et ses glaciers.

 

JPG - 104.8 ko
Col de l’Aigleton (2.266 m)

Retour par le même itinéraire.

 

Nota  : au départ du Col de l’Aigleton ne pas chercher à "couper", notamment par mauvaise visibilité, du fait de la présence de plusieurs barres rocheuses sous la station météo), mais rester rive gauche au plus près de la coulée d’éboulis.

 

Autre possibilité  : après avoir franchi le Col, on peut descendre par la face W du Pic du Pin (sentier tracé mais parcours un peu plus engagé réclamant donc expérience et attention) pour rejoindre le Vallon du Vénétier et le sentier de montée à proximité du Habert d’Aiguebelle. Compte tenu de la brume épaisse montant sur ce versant, cette variante de retour n’a pas été empruntée.

JPG - 87.8 ko
Lac de la Coche (1.990 m)


Dénivelée : 1.025 m

 

Temps de marche : 5 h 00 (dont 3 h de montée)

Repost 0
Published by alaindeclaix - dans randonnées montagne
commenter cet article
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 16:11

Randonnée du 25 septembre en compagnie de "Thomas"

 

Une très belle randonnée au coeur des Bauges par le Vallon et les Alpages d'Orgeval.


Conditions  : beau temps doux, brumes de plus en plus épaisses en cours de matinée mais épargnant le secteur du Mont de la Coche.

 

Départ


Parking de Nant Fourchu atteint à partir d’Ecole-en-Bauges (D60) puis par la D20 en direction du Hameau de Carlet et enfin par la route forestière qui conduit au fond du Vallon.

 

Nota : la route qui se prolonge après le parking, puis la piste pastorale qui lui succède sont strictement interdites à la circulation.

 

 

Mont de la Coche (vu depuis le vallon de Banc Ferrand)


Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3432 OT Massif des Bauges


Du parking (alt. 996 m - panneaux d’information sur la Réserve Naturelle des Bauges et ses zones réglementées), poursuivre sur la route pendant 400 m (on laisse sur la droite le sentier qui franchit le torrent du Chéran et monte E dans la forêt de Coutarse pour accéder notamment à la Pointe de la Fougère).

On prend ensuite à gauche (N) la piste forestière (dite "Chemin du Gros Fayard" - panneau) qui monte raide dans le sous-bois en s’élevant au-dessus du ravin creusé par le Nant d’Orgeval.

 

On atteint une première clairière (Chalet d’alpage) qui offre S une vue imprenable sur les "rails" du Mont Pécloz (2.197 m), sur le Mont d’Armenaz (2.156 m) et sur l’Arête de l’Arpette, puis on sort sur l’alpage en rejoignant la piste pastorale qui mène aux Chalets d’Orgeval.

 

Lever du soleil sur le Mont Pécloz

 

Le Vallon s’ouvre jusqu’au Col d’Orgeval sous la face E de l'impressionnante barrière rocheuse qui court du Mont de la Coche (2.070 m) à la Pointe d’Arcalod (2.217 m).

On poursuit sur la piste jusqu’aux Chalets d’Orgeval (1.603 m - fontaine ) puis, au niveau de la Croix, on quitte l'itinéraire qui conduit au Col d'Orgeval pour emprunter à gauche, plein W,  sous la falaise de la Pointe d'Arcalod  une sente peu visible qui monte en traversée dans l'alpage.

 


Chalets d'Orgeval et  la Croix (vue arrière)

 

 

Au sommet de l'épaulement (cote 1.700 m environ) on atteint un beau vallon suspendu orienté N/S et on laisse à droite le sentier qui mène à la Pointe d'Arcalod pour continuer S en direction du rognon de Banc Ferrand (1.819 m) à travers pierriers et lapiaz.

 


Le vallon suspendu sous la Pointe d'Arcalod

 


On atteint un premier verrou qui permet d'entrevoir la belle pyramide du  Mont de la Coche,  puis une vaste combe et une zone d'éboulis que l'on traverse par un sentier en balcon jusqu'au col qui sépare le Mont de la Coche du sommet de Tré le Molard (2.035 m).

 

 

 

La combe sous le Mont de la Coche et Tré le Molard

 

Au col, on laisse à droite l'itinéraire qui descend sur Plan Molard et le Plan de la Limace pour emprunter E le sentier très raide qui serpente le long de l'arête (prudence par temps humide car la pente est soutenue) et qui permet d'accéder au sommet du Mont de la Coche (2.070 m) marqué par une croix sommaire en fer et une borne.

 

De ce promontoire on bénéficie (en dépit de la brume!) d'une magnifique vue sur les principaux sommets des Bauges (Pointe d'Arcalod (2.217 m), Mont Trélod (2.181 m), Pointe de la Sambuy (2.198 m), Pointe de Chaurionde (2.173 m), Mont Pécloz (2.197 m et  Mont d'Arménaz (2.158 m) dont les altitudes modestes ne laissent pas imaginer pas la difficulté pour les atteindre (notamment dénivelée et distance).

 


La Pointe d'Arcalod (2.217 m) dans la brume

 

Pour le retour, on laisse juste au-dessous du Col l'itinéraire de montée pour prendre le sentier, bien visible, qui descend dans les éboulis de la face W du Mont de la Coche puis dans une partie herbeuse. Après avoir traversé une zone de lapiaz, on atteint une petite dépression puis un plateau qui surplombe les Alpages d'Orgeval et la piste pastorale qui dessert les Chalets. Suivre au mieux la "draye" assez pentue (sentier peu marqué) pour rejoindre celle-ci et reprendre l'itinéraire suivi à l'aller.

 

 

 

Dénivelée : 1.075 m

 

Temps de marche : 5 h 30 (dont 3 h 30 de montée)

 

Repost 0
Published by alaindeclaix - dans randonnées montagne
commenter cet article
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 08:27


Randonnée du 22 septembre en compagnie de "Thomas"


 

Très agréable randonnée sur ce petit sommet en bordure Est du Massif des Bauges.

 

 

 

La Belle Etoile marque le départ de la longue arête aérienne qui court jusqu’à la Dent de Cons. Son sommet offre un panorama splendide sur la Combe de Savoie, les Bauges, l’entrée de la Maurienne, le Massif de Belledonne....et le Mont-Blanc.

 

Conditions  : très beau temps, la brume annoncée restant cantonnée dans le secteur du Lac d’Annecy, température douce.

 

Départ


Prendre la D12 (depuis Seytenex - Faverges) ou la D201c (Frontenex - Verrens-Arvey) en direction du Col de Tamié. A proximité du Col prendre la D104 vers Mercury, puis la petite route à gauche qui mène au Hameau de la Ramaz (panneau). Passer le hameau et se garer au terminus de la route (lieudit "Les Teppes" - alt. départ 1.090 m - panneaux)

 

Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3432 ET Albertville

Du parking prendre le sentier qui monte N, parallèlement à la piste forestière. Large et bien tracé, il serpente agréablement dans la Forêt de Chevron (28 lacets) avant de déboucher sur l’arête au lieudit Croix de Périllet (1.710 m)

 

JPG - 48.8 ko
Croix de Périllet (1.710 m)

De ce promontoire, belle vue sur la Combe de Savoie et sur le sentier de l’arête aérienne (déconseillé aux personnes sujettes au vertige et par temps humide) qui conduit au sommet de la Belle Etoile, bien visible et marqué par une croix.

Nota  : sur ce parcours, le sentier reste toujours tracé mais plusieurs ressauts rocheux demandent de l’attention.

 

JPG - 106.6 ko
Crête et sommet de la Belle Etoile

Au sommet de la Belle Etoile (1.843 m - table d’orientation), panorama magnifique sur 360° (à partir du S : Pointe de la Fougère, Mont Pécloz, Parc du Mouton, Pointes de Chaurionde, de la Sambuy, d’Arcalod, de Cruessajran, Dent de Cons, Mont-Blanc, Roche-Pourrie, Mont Mirantin, Cheval Noir, etc, sans oublier l’ensemble de la Chaîne de Belledonne.

 

JPG - 85.4 ko
Le Mont-Blanc vu du sommet

Après le sommet, l’arête se prolonge N/NE en direction du Col de l’Alpette en passant par le Pas de l’Ane (itinéraire équipé - câbles, marches - mais réservé aux randonneurs avertis), puis vers la Pointe de Cruessajran et la Dent de Cons par un cheminement très aérien.

 

JPG - 98.5 ko
L’arête N et le Col de l’Alpette vus du sommet

Retour par le même itinéraire.

 

Nota  : variantes possibles de retour par le Chalet du Périllet (départ sentier N, 150 m au-dessous du sommet - panneaux) ou par le Plan de Langot (panneau sur sentier)

 

Dénivelée : 760 m

 

Temps de marche : 3 h 30 (dont 2 h 00 de montée)

Repost 0
Published by alaindeclaix - dans randonnées montagne
commenter cet article
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 14:04
Randonnée du 09 septembre 2009

Longue et belle randonnée entre lacs et gouilles au coeur du Massif de Belledonne.


Conditions : beau temps le matin, brumes montantes devenant de plus en plus épaisses à partir de la mi-journée.

Départ

Parking de Pré Raymond (lieudit La Pliou) atteint par la D11 menant de Domène à Revel, puis la D280 vers Le Rousset et la D280d vers les Granges de Freydière. Prendre ensuite la route forestière  jusqu'au lieudit "Les Quatre Chemins" puis continuer sur la piste jusqu'au parking (alt. départ 1.372 m).

Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3335 OT Grenoble - Chamrousse - Belledonne

Du parking (panneaux) on poursuit S sur la piste forestière puis on rejoint le GR 549A (marques blanches et rouges) au lieudit "Les Trois Ruisseaux".



Sur le sentier de montée

Le large sentier serpente agréablement dans la forêt, s'oriente E sous le Rocher Mottin (2.084 m) et ses cônes d'éboulis avant de se redresser pour franchir le verrou du Lac du Crozet (1.974 m) dont une partie des eaux est captée pour alimenter la petite centrale de Pré Fourneau.
Le sentier longe la rive droite de ce lac puis s'élève dans le Vallon du Mercier, succession de plusieurs plateaux qui abritent gouilles et mares.



Lac du Crozet (1.974 m)


Nota  : une légende locale (qu’il serait trop long de rappeler ici) relate les mésaventures conjugales du mercier. La tradition veut que l’on jette une pierre sur l’énorme cairn rencontré au bord du sentier, en souvenir du malheureux.

Quelques lacets permettent de franchir le dernier escarpement rocheux et d'atteindre le Col de la Pra (2.186 m - panneaux).
Avant de reprendre la montée en direction E des Lacs du Domènon, on peut descendre S jusqu'au Refuge de la Pra (20 mn A/R), ne serait-ce que pour voir l'immense plaine d'altitude (ancien lac comblé par les alluvions) qui s'étale au pied du Refuge et fermée par la Grande Vaudaine et les Pointes de Jasse Bralard.



Emissaire du Lac du Petit Domènon (2.386 m)


Nota : le Refuge de la Pra (2.109 m), réaménagé  confortablement et très fréquenté, est le point de départ des randonnées "courues" du Massif de Belledonne : Croix de Belledonne, Grand Colon, La Grande Lauzière, Pic du Grand Domènon, etc.

De retour au Col de la Pra, on monte E en direction de la cascade sautant l’épaulement rocheux que l’on surmonte soit à gauche (marques blanches) par une succession de chaos de gros rochers et de pierriers, soit au plus près de la rive droite de la cascade où un passage un peu plus physique (et vertigineux) est repérable (petits cairns au départ puis traces).

 

 


Lac du Grand Domènon (2.385 m)


Le Lac du Petit Domènon (2.386 m) se découvre derrière un dernier verrou rocheux au pied de la face S de la Grande Lance de Domène (2.790 m) qui se mire dans ses eaux turquoises. On poursuit sur la rive droite du lac pendant quelques minutes pour atteindre le Lac du Grand Domènon (2.385 m), copie conforme du premier, bordé au S par le Pic du Grand Domènon (2.802 m) et La Grande Lauzière (2.741 m).

A défaut de continuer vers l'E (Col et Croix de Belledonne, Col et Glacier de Freydane,  soit de 350 à 500 m de dénivelée supplémentaire) on peut monter en quelques minutes N sur le promontoire au dessus du lac (2.420 m) pour découvrir dans chaque creux de minuscules gouilles et avoir une belle vue générale sur le large cirque rocheux formé par la Grande Lance de Domène (2.790 m), le Pic Couttet (2.764 m) et La Grande Lauzière (2.741 m) séparés par les Cols du Lac Blanc, de Freydane, des Rochers Rouges et du Bâton.



Une des nombreuses "gouilles" rencontrées sur le parcours


Retour par le même itinéraire.

Dénivelée : 1.125 m

Temps de marche : 7 h 30 (dont 3 h 45 de montée)





Repost 0
Published by alaindeclaix - dans randonnées montagne
commenter cet article
8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 16:06
Randonnée du 07 septembre 2009

Un beau parcours de difficulté moyenne dans un secteur sauvage et peu fréquenté.


Conditions : beau temps doux

Départ

Prendre la D 525 a qui mène d'Allevard à Fond-de-France. A la sortie du village de Pinsot prendre à gauche la petite route qui monte en direction du Hameau du Gleyzin (panneau). A l'embranchement laisser le Hameau du Gleyzin à droite et continuer en direction du Hameau de la Bourgeat Blanche avant d'atteindre le  Hameau de Cohard, terminus de la route (alt. départ 1.200 m).



Lac Morétan supérieur (2.055 m)

Itinéraire

Carte IGN 1/25000° 3433 OT ALLEVARD - BELLEDONNE NORD

Du parking du Cohard, prendre le sentier (panneaux) du GR  de Pays "Tour du Pays d'Allevard" (marques jaunes et rouges) en direction du Vay et du Chalet de l'Aup Bernard.
On rejoint rapidement une piste forestière que l'on suit jusqu'à une intersection et une plate-forme de chargement. Prendre à droite (cairn) un sentier peu visible (coupes de bois récentes) qui recoupe la piste après quelques dizaines de mètres et continue en face (marques du GR de Pays).

Le sentier monte agréablement dans la forêt puis débouche à proximité du Chalet de l'Aup Bernard (1.575 m) bien protégé par son étrave paravalanches, faite de gros blocs (appelée "tourne" en Haute-Savoie). Ce chalet, très bien entretenu, comporte un coin-refuge à côté de la partie réservée au berger.

On continue derrière le chalet en direction du Vay (panneaux) en empruntant une large trouée récente dans la partie boisée (nouveau tracé du sentier en cours) qui retrouve l'ancien itinéraire après quelques centaines de mètres.
Le cheminement se poursuit à flanc sous la Montagne de Périoule, traverse 4 combes (dont la Combe Jacques) avant d'atteindre la Combe du Vay.


Chalet du Vay (2.040 m)  - Combe du Vay


Nota : sans être réellement difficile, l'étroit sentier domine des couloirs d'avalanches herbeux et pentus et réclame de l'attention (notamment par temps humide) car toute glissade pourrait être lourde de conséquences.

On remonte ensuite la Combe du Vay pour arriver au Chalet du Vay (alt. 2.040 m), également très bien entretenu, puis on continue vers le Col du Vay par une succession de chaos d'éboulis et de parties herbeuses.
A l'approche du Col, la pente se redresse nettement mais le sentier, assez peu marqué par endroits, ne présente pas de difficultés majeures.

Du Col du Vay (alt. 2.297 m) on domine le Lac Morétan "Supérieur" et les "gouilles" voisines, et une sente bien visible y conduit (alt. 2.055 m) avant un retour au Col pour admirer le vaste cirque qui entoure les lacs (Pics du Merlet, Pointe de l'Aulp du Pont, le Grand Morétan, Pic des Grandes Lanches, etc) la vue portant jusquà la Chartreuse et au Vercors.


Lac Morétan supérieur (2.055 m) vu du Col du Vay (2.297 m)


Retour par le même itinéraire.

Dénivelée : 1.380 m

Temps de marche
: 7 h 30 (dont 4 h 00 de montée)
Repost 0
Published by alaindeclaix - dans randonnées montagne
commenter cet article
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 19:30

Randonnée du 31 août 2009


Un très beau parcours dans la Combe de la Croix puis vers la Cime du Sambuis.


Conditions  : très beau temps, température agréable (10° au départ), bise sur le crêtes.

 

Départ


Col du Glandon atteint par la D927 (La Chambre) ou la D526 (Rivier d’Allemont).

Parking au Col (alt. départ 1.924 m)

 

 

 


Combe de la Croix


Itinéraire

 

Carte IGN 1/25000° 3335 ET Le Bourg d'Oisans - Alpe d'Huez


Du parking, prendre le sentier (panneaux) qui part W puis fait une longue traversée N, en légère montée, sous la bordure E des Aiguilles de l’Argentière.

 

A la cote 2.020 m, le sentier retrouve celui qui monte (raide) de "Sous le Col d’en Haut" puis s’engage dans le Vallon de la Croix, encaissé entre les barres rocheuses du Sambuis et les falaises des Aiguilles de l’Argentière.

Après quelques dizaines de mètres on laisse à gauche (panneaux) le sentier qui conduit au Lac et au Col de la Croix pour emprunter  une nouvelle passerelle métallique qui, bien que peu "écologique", remplace celle en bois, en partie emportée par les eaux).

Elle permet de franchir le torrent pour passer sur sa rive gauche et de trouver une sente assez peu marquée, mais "cairnée" qui monte en direction de la Cime du Sambuis.

 

 

La pente d'éboulis conduisant à l'antécime et au sommet (pointe à gauche)

 

 

On continue sur ce sentier qui, à flanc, surmonte plusieurs barres rocheuses et traverse des couloirs "exposés" avant d'atteindre une zone de gros blocs d'éboulis.

Dès lors, il convient de bien suivre les cairns qui jalonnent le parcours et conduisent à un petit verrou sur la droite, après avoir laissé N la direction du Lac du Sambuis, précédé de deux minuscules points d'eau.

Au sommet du verrou, on arrive à un petite gouille temporaire (maintenant à sec) dont on longe la "rive" droite pour atteindre de gros blocs de rochers et monter dans une goulotte  très raide (40°) en choisissant la voie la moins pénible, tantôt dans les éboulis, tantôt sur l'arête rocheuse.

 


Les Aiguilles de l'Argentière vues du sentier de montée

 

La dernière partie de l'itinéraire demande un bon sens de l'orientation. Continuer N en direction du sommet  sans chercher à "tirer à droite" (Nota : bien que ce cheminement apparaisse plus "naturel" et plus facile, on atteint dans ce cas un "collu" qui offre une belle vue sur les Aiguilles d'Arve et le Mont-Blanc mais ne donne pas accès au sommet).

 

En continuant la progression N, on sort sur la large arête qui conduit à l'antécime (2.727 m - borne) puis au cairn sommital de la Cime du Sambuis (2.734 m).

 

De ce point, magnifique vue "panoramique" sur les Aiguilles de l'Argentière (Aiguille Michel 2.913 m), les pointes jumelles du Rocher Blanc (2.928 m) et du Rocher Badon (2.912m), le Bec d'Arguille (2.891 m), la Chaîne de Belledonne, la Meije, la Barre des Ecrins et le Dôme, l'Etendard et les Glaciers de la Vanoise.

 


Le Mont-Blanc entre l'antécime et le sommet du Sambuis

 

Le sommet du Sambuis surplombe les vallons où se nichent le Lac du Sambuis (2.432 m) et le Lac de la Croix (2.415 m) - dominé E par le Col de la Croix (2.529 m) - et, par des à-pics vertigineux, les combes minérales et sauvages de Mont Rond et de Tepey.

 


Lac du Sambuis - Lac de la Croix - Rocher Blanc et Glacier du Rocher Blanc

 

Retour par le même itinéraire.

 

Dénivelée : 865 m

 

Temps de marche : 6 h 00 (dont 3 h 30 de montée) 

Repost 0
Published by alaindeclaix - dans randonnées montagne
commenter cet article
30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 17:17
Randonnée du 27 août 2009

Très agréable parcours vers ce sommet par le Vallon et les Lacs du Vénétier.

Cette belle randonnée vers les Lacs du Vénétier et la Cime de la Jasse est beaucoup moins fréquentée que celle, très proche, qui conduit au Lac de Crop et au Col de la Mine de Fer alors qu’elle se déroule pourtant dans un environnement plus verdoyant (bruyères, airelles, alpages) et qu’elle bénéficie d’une vue plus dégagée.

 

JPG - 123.9 ko

1° Lac du Vénétier (2.088 m)


Conditions  : beau temps au départ, brume montante de plus en plus épaisse à partir de la fin de la matinée.


Départ

 

Parking des anciennes colonies du Pré de l’Arc (alt. départ 1.553 m) atteint par Brignoud, Laval, Prabert (D528). A la sortie E de Prabert, à la patte d’oie, prendre tout droit (petit panneau bois à gauche : Pré de l’Arc) puis poursuivre sur 2 km après le parking du Pont de la Betta jusqu’au terme autorisé de la piste* (barrière métallique)

 

*piste très ravinée, à la limite du "carrossable"


Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3335 ET Le Bourg d’Oisans - L’Alpe d’Huez .

 

Après la barrière, continuer sur la piste (dite "route Paganon" du nom de l’initiateur d’un projet "fumeux" dans les années 30 qui heureusement ne fut pas mené à terme) qui contourne le Jas des Lièvres (2.325 m) avant de se transformer en sentier et d’atteindre le Refuge d’Aiguebelle (1.740 m) gardé pendant l’été par une sympathique bergère (vente de fromage de brebis).

Après le Refuge (où arrive également l’itinéraire au départ du Pont de la Betta) le sentier s’élève N (panneaux Lacs du Vénétier - Cime de la Jasse) en direction du Vallon du Vénétier encadré à à l’W par la longue croupe rocheuse qui court du Jas des Lièvres à la Cime de la Jasse (2.478 m) et à l’E par la Montagne du Vénétier (Pic du Pin 2.342 m - Dent du Pra 2.623 m)

On gravit la pente soutenue du verrou par un sentier en lacets pour déboucher sur le premier Lac du Vénétier (2.088 m) aux belles eaux turquoises puis on continue N/NE la progression par une succession de plateaux qui abritent d’autres lacs, parfois de très petite taille, et portant le même nom.

 

JPG - 134.7 ko
Le verrou du premier Lac du Vénétier

Au fond du vallon, fermé par le Col du Pra (2.423 m), le cheminement (marques rouges) s’oriente NW vers la combe d’éboulis du Col de la Jasse (2.377 m). La pente est soutenue mais le sentier, en lacets, reste bien tracé rendant la montée moins ardue.

 

JPG - 113.8 ko
Col de la Jasse (2.377 m)

Nota  : Du Col, beau panorama sur le vallon et les lacs du Vénétier et belle ( !) vue plongeante sur les équipements de la station des Sept Laux et sur les aménagements de pistes qui ont profondément modifié le relief d’origine (on peut imaginer que la verticalité des faces N/NW du Jas des Lièvres et de la Cime de la Jasse a heureusement protégé le Vallon du Vénétier d’une extension du domaine skiable !)

 

Pour atteindre la Cime de la Jasse (20 mn) qui apparaît NE, suivre l’arête (sans difficulté mais quelques passages de gros blocs) avant de rejoindre un petit "collu" (lieudit "Sous la Cime de la Jasse") qui donne accès au sommet (cairn - poteau bois).

 

JPG - 115.7 ko
Cime de la Jasse (2.478 m)

De ce point, très belle vue sur les sommets environnants (Pic de la Belle Etoile et Dent du Pra à l’E, Pic du Pin au S, Grand et Petit Replomb (2.508 m) et Pointes du Férouillet (2.571 m) au SW.

 

Retour par le même itinéraire.

 

Dénivelée : 950 m environ

 

Temps de marche : 6 h 00 (dont 3 h 30 de montée)

Repost 0
Published by alaindeclaix - dans randonnées montagne
commenter cet article
24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 20:21

Randonnée du 23 août 2009


Retour à la fraîcheur des forêts et à la verdure des alpages de Chartreuse pour une randonnée familiale.

 

La Cabane de l’Alpettaz (alt. 1.554 m) que l’usage et les topos-guides nomment "Habert de la Dame" est déjà un but de randonnée familiale fort séduisant dans un secteur sauvage de Chartreuse, à l’écart des "grands sommets".

 

Une montée jusqu'aux Crêtes du Grand Manti (alt. 1.799 m) et un retour par le Vallon de Pratcel complétent  très agréablement ce parcours.

 

Conditions :  beau temps doux.

 

Départ


Rejoindre Saint-Pierre-d’Entremont par la D 912 (Chambéry) ou la D 520c (Les Echelles) puis prendre E la direction du Cirque de Saint-Même (D 45E)  jusqu'au Hameau de Saint-Même-le-Haut (attention : barrière et péage en saison, à l'entrée du hameau).

 

 


Hameaux de Saint-Même (vus du sentier de Tracarta)


Itinéraire

 

Carte IGN 1/25000° 3333 OT Massif de la Chartreuse Nord


Nota  : afin d’éviter toute confusion de toponyme, les panneaux rencontrés au long du parcours indiquent "Alpette de la Dame" (alpage), le Habert n’étant pas cité. Ce chalet d’alpage porte le nom de "Cabane de l’Alpettaz" (pancarte sur façade, mais non cité sur la carte) ; il est communément appelé "Habert de la Dame".

 

Au centre du hameau (alt. 846 m - panneaux), prendre le chemin qui monte raide NE dans le versant boisé sous les Rochers de Fouda Blanc.  A la cote 1.110 m, on rejoint le sentier (panneaux) qui arrive du Hameau des Varvat (1.042 m),  puis la pente devient plus soutenue et on atteint (alt. 1.280 m - panneaux) la bifurcation entre l’itinéraire qui mène au Chalet de l’Alpe (par le Vallon de Pratcel) à gauche, et celui de droite (appelé Chemin de Tracarta, non précisé sur le panneau) qui conduit à l’Alpette de la Dame.

 

Prendre ce sentier à droite qui longe la partie N de la falaise du Cirque de Saint-Même, puis laisser ensuite à droite l’itinéraire (vertigineux et exposé) montant du "Pas de la Mort" (pas d’indication) pour prendre E à gauche le sentier (actuellement barré par des arbres couchés) qui s’élève dans une partie rocheuse puis revient S à proximité de la falaise (quelques passages qui, sans être délicats, réclament de l’attention)

 

On débouche sur l’alpage par le Vallon de l’Alpette et la Cabane de l’Alpettaz (ou "Habert de la Dame") se découvre au sommet de la butte qui surplombe le thalweg (alt. 1.554 m).

 


Alpage de l'Alpette (ou Alpette de la Dame)

 

De ce point, il suffit de remonter E l’alpage de l’Alpette (en suivant la ligne des anciennes bornes-frontière - Fleur de Lys et Croix de Savoie - 1822) pour atteindre à vue (pas de sentier marqué) les Crêtes du Grand Manti (alt. 1.799 m - 45 mn).

 

Du sommet, belle vue sur la partie N du Massif de Chartreuse (Mont Granier, Sommet du Pinet, etc), sur les falaises côté Grésivaudan ainsi que sur le Vallon de l’Aulp du Seuil, les Lances de Malissard, l'ensemble de la Chaîne de Belledonne et le Mont-Blanc.

 


Chaîne de Belledonne vue depuis la Crête du Gand Manti (1.799 m)

 

Le retour par le même chemin (Tracarta) est déconseillé et l’option "circuit" par le Vallon de Pratcel, si elle rallonge sensiblement le parcours, présente l’avantage d’être sans difficulté et de toute beauté.

 

Itinéraire circuit  : rejoindre le creux du thalweg sous le Habert (panneau "Alpette de la Dame" - alt. 1.540 m) et prendre la direction du Chalet de l’Alpe. L’itinéraire suit le GR 9, passe au-dessus des falaises de Roche Blanche et atteint le Vallon de Pratcel au lieudit "Pré de Pratcel" (alt. 1.451 m)

 

 

Pré de Pratcel (1.451 m)

 

On descend SW dans une faille étroite entre la Roche Blanche et la Roche de Fitta (pente soutenue mais itinéraire "sécurisé" - poteaux bois et câbles) avant de retrouver le sentier de montée à la cote 1.280 m et l'itinéraire rejoignant Saint-Même-le-Haut (variante possible non empruntée ce jour : à partir d'une piste forestière qui part S au-dessous de la Fontaine de Rigne-Bâton, on trouve un sentier très pentu  et exposé - à réserver aux randonneurs avertis - qui descend W par la Combe des Eclapes et rejoint la route du Cirque de Saint-Même, 500 m en amont du hameau)

 

 

Dénivelée : 1.050 m environ

 

Temps de marche : 5 h 30 (dont 3 h 15 de montée)

Repost 0
Published by alaindeclaix - dans randonnées montagne
commenter cet article
24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 15:10
Randonnée du 21 août 2009

Entre "moulins" et "bédières", une sortie initiatique sur le plus connu des glaciers de France.


La  "Mer de Glace" ("le glacier") naît de la jonction du Glacier de Leschaux  au SE et du Glacier du Tacul (faisant suite au Glacier du Géant) au S. Elle "prend sa source" à 2.150 m d'altitude environ,  et doit donc être considérée comme la langue terminale  de l'ensemble des glaciers formés par l'écoulement N de l'immense bassin glaciaire situé entre la face E de l'Aiguille du Midi et du Mont-Blanc du Tacul et la face N de la grande barrière qui court de l'Arête de la Brenva à l'Arête de Rochefort et aux Grandes Jorasses.

Cette randonnée, originale et moyennement difficile, se situe dans la zone d'ablation du glacier et permet d'observer la plupart  des phénomènes caractéristiques du milieu glaciaire (crevasses, séracs, moraines, tables glaciaires, etc) dans un environnement somptueux au pied des sommets "mythiques" du Massif du Mont-Blanc (Les Drus, Aiguille Verte, Grandes Jorasses, Aiguilles de Chamonix, etc)

Conditions : bancs de brume le matin avec éclaircies puis passages nuageux avec averses. Retour des éclaircies en début d'a-m.

Matériel : ensemble du matériel de sécurité sur glacier (crampons, piolet, baudrier, corde, broches, etc)

Départ

Chamonix (Parking Montenvers) puis Train du Montenvers.

Itinéraire


Carte IGN 1/25000° 3630 OT Chamonix - Massif du Mont-Blanc

A la gare d'arrivée, prendre le sentier qui descend S en direction du glacier (panneau "Accès aux Refuges d'altitude"). Au cours de la descente, une pancarte indique le niveau atteint par le glacier en 1820 (soit plus d'une centaine de mètres au-dessus du niveau actuel), niveau également visible sur les bords de l'auge glaciaire (on était alors à l'apogée du  "petit âge glaciaire" - du XVI° au milieu du XIX° s. - qui a vu les glaciers des Alpes progresser fortement, le front de la  Mer de Glace atteignant presque Chamonix.)

Après une vire horizontale, on arrive à une série d'échelles métalliques qui permettent de descendre le long de la paroi rocheuse, quasi verticale, de l'auge glaciaire (rive gauche)  polie par le passage du glacier au cours des millénaires.
Cet itinéraire, vertigineux mais bien sécurisé ("queues de cochon" pour le passage d'une corde d'assurance, câbles, main-courantes, etc) permet de prendre pied sur le glacier.


Le passage des échelles

Nota : dès cet endroit,  la glace est bien présente et peut être recouverte par les poussières et les matériaux charriés par le glacier et le chaussage des crampons est impératif.

La progression se poursuit vers le centre du glacier (beaux séracs sur la rive droite) et on remonte ensuite SE puis S en cheminant à travers un dédale de crevasses, bien visibles avec leur tranche bleutée. On arrive ensuite dans une zone moins tourmentée et, en se dirigeant vers l'E ( "branche Glacier de Leschaux"), on pourra admirer plusieurs "bédières" (cheneaux d'écoulement des eaux de fonte) et autres "moulins" (puits verticaux, en général circulaires, creusés par les eaux de fonte à partir d'une fissure) .
Ces puits très profonds (il y a quelques années, C. Profit a pu descendre jusqu'à  - 110 m) atteignent en général le socle rocheux et alimentent le torrent sous-glaciaire.


Une bédière



Un moulin

On pourra également se rendre compte des fractures du glacier dans les zones de rupture de pente (séracs du Glacier du Géant au S, au-dessous du Refuge du Requin visible sur son promontoire rocheux)  puis de la fermeture progressive des crevasses (par compression) dans les zones de pente plus faible.
L'occasion aussi de remarquer la diversité des matériaux transportés par le glacier au cours de son long périple (rochers, sable, ainsi que d'autres moins "naturels" - planches et piquets de bois, pneu d'avion, câbles, etc)


Grandes Jorasses (au fond)

Arrêt à la jonction des Glaciers de Leschaux et du Tacul (cote 2.130 m).

Retour par le même itinéraire.

Nota :en haut du passage des échelles, avant de reprendre le sentier, ne pas oublier d'observer S les "bandes de Forbes" qui strient transversalement le glacier (et en particulier la branche "Glacier du Tacul"), à  la faveur d'un éclairage favorable (invisibles à l'aller ce jour).


Mer de Glace - Bandes de Forbes

Définition et description in "Glaciers, Forces et Fragilités - P.Wagnon, C.Vincent, D.Six et B.Francou chez Ed. Glénat :

"Leur nom provient du scientifique anglais J.D. Forbes qui en a donné une première description en 1842. Ces structures en forme d'ogives présentent, vues du dessus, une alternance de bandes de glace sombre et de glace blanche. Elles ne sont pas visibles sur tous les glaciers car leur formation requiert des conditions particulières d'alimentation et d'écoulement.
Les bandes de Forbes apparaissent à l'aval d'une zone appelée "chute de séracs" à condition que le franchissement de cette zone par la glace se fasse en une année et que cette zone se situe à l'aval de la zone d'équilibre. Lorsque le glacier franchit une partie de la zone pendant l'été , les crevasses se remplissent d'eau de fonte et de poussières. Au cours le l'hiver elles reçoivent uniquement de la neige.
Au pied de la zone de séracs, le glacier est en compression et les crevasses se referment. Celles qui se sont gorgées d'eau et de poussières l'été arborent une couleur foncée alors que celles qui ont été remplies par la neige de l'hiver apparaissent blanches. La glace présente ainsi une alternance de bandes claires et sombres qui, en voyageant vers l'aval, s'incurvent vers le bas en forme d'ogives car la vitesse du glacier est plus importante au centre que sur les bords."


On peut ainsi déterminer sans difficulté le nombre d'années écoulées depuis un point donné, le couple "bande sombre/bande blanche" équivalant à 1 année.

Dénivelée
: 450 m environ

Temps de marche : 6 h 00



Repost 0
Published by alaindeclaix - dans randonnées glaciaires
commenter cet article